Cinq exercices simples pour adopter le wabi sabi

Le Wabi Sabi, vous connaissez ? Il s’agit d’une véritable philosophie de vie d’origine japonaise qui suggère de revenir à la simplicité… en reconnaissant la beauté de tout ce qui est imparfait. Vouloir atteindre absolument la perfection dans tous les domaines de notre vie est à l’origine d’une grande partie de notre stress et de notre sensation de surmenage.

Et si on arrivait à trouver le bonheur en reconnaissant justement la beauté des choses imparfaites ou inachevées ? Voici quelques idées toutes simples – et imparfaites – pour mettre un peu de Wabi Sabi dans notre vie quotidienne.

Le Wabi Sabi, késaco ?

 Une tasse légèrement ébréchée, une peinture qui s’écaille, un trou dans un mur… voilà en quelques illustrations l’essence du Wabi Sabi. Le wabi Sabi est une notion complexe et assez difficilement traduisible en français 🙂 Wabi désigne plutôt la simplicité, une manière de vivre, la paix, l’harmonie. J’ai lu aussi qu’à l’origine le terme signifiait même triste, solitude, et que petit à petit il a évolué vers la notion de simplicité.
Sabi quant à lui désigne la beauté obtenue par l’épreuve du temps. C’est être capable d’apprécier ce qui est vieux, usé, imparfait.

 

Adopter la philosophie Wabi Sabi, c’est s’exercer à voir la beauté en toute chose. C’est également jeter un autre regard sur l’imperfection de toute chose, la sienne, celle des autres, celle des objets qui nous entourent.

Cinq façons de pratiquer le Wabi Sabi au quotidien

 Je ne vous propose pas ici une définition officielle de la philosophie Wabi Sabi, tout simplement parce que je ne la connais pas. Je vais vous dire plutôt comment moi je l’interprète dans mon quotidien et qu’est-ce que la lecture des nombreuses ressources que j’ai découvertes sur cet art de vivre m’a inspirée. Vous le savez, j’ai toujours à cœur de mettre l’accent sur l’intégration de mes lectures et de mes découvertes dans mon quotidien.
Aussi, j’ai choisi de réunir ici 5 exercices pour appliquer en pratique la philosophie Wabi Sabi.

Premier exercice : porter un regard différent sur son environnement

 Nous sommes toutes plus ou moins perfectionnistes. Nous avons intégré en nous tout un ensemble de normes sociales, et nous cherchons toutes, même inconsciemment à atteindre un idéal. Cela se traduit dans tous les domaines de notre vie, mais également dans notre intérieur, et dans notre idée de la beauté. Lorsque j’ai découvert cet art de vivre, j’ai immédiatement eu une envie. Celle d’observer quelques minutes mon environnement de manière différente.

Je me fatigue beaucoup à toujours vouloir une maison parfaitement rangée, des placards desquels rien ne dépasse, des murs parfaitement lisses, propres et bien peints. Bref, un intérieur digne d’un magazine de déco ou d’une photo sur Instagram. Nous perdons beaucoup d’énergie à vouloir toujours autre chose, toujours quelque chose de mieux. Cela passe aussi par les meubles qui nous entourent. Et si nous portions un regard différent sur notre maison?

Ce carreau cassé n’apporte-t-il pas une certaine perfection à l’ensemble de notre carrelage ? Ce clou qui dépasse du mur ne dégage-t-il pas un certain charme, la trace du passé, la patine du temps ? Ce vieux canapé dont les coussins se sont affaissés avec les années n’est-il pas plus moelleux, plus rassurant ?

L’idée n’est pas d’être passive, de ne plus entretenir ses biens, mais simplement de réduire un peu ses exigences et de reconnaître également la beauté dans ces objets du quotidien abîmés par le temps.

Deuxième exercice : s’observer attentivement dans une glace

 Oh, je sais combien cet exercice n’est pas simple. Mais voilà également à quoi me fait penser le Wabi Sabi. J’ai eu envie de m’observer quelques instants avec bienveillance dans une glace. Nous avons aujourd’hui 30, 40 ans, ou plus… Bien sûr, le temps a laissé des marques sur notre visage, au coin de nos yeux, sur notre front, sur nos cheveux, et il est difficile d’accepter notre propre impermanence !

A chaque instant, nous vieillissons, et nous nous rapprochons du jour de notre mort.
Et si nous voyions les choses autrement? Et si nous étions à présent ces objets que l’usure a embellis? Qui a décidé qu’il fallait être jeune pour être belle ? Et si notre vécu, notre chemin, l’acceptation de nos imperfections, et si c’était là que se cachait notre véritable beauté ?

Prenez quelques instants pour observer sur votre visage les signes du passage du temps. Cette cicatrice, cette ride, cette rougeur, cette tâche de grossesse ou de naissance qui nous rendent tellement humaine? Accepter que notre imperfection fait partie de notre beauté, adoucira sans aucun doute le regard que nous portons sur nous-mêmes.

Troisième exercice: faire du tri et de la place

 Le Wabi Sabi, c’est également le retour à la simplicité, à l’essentiel. C’est revenir au cœur même de la vie, se contenter de ce qu’on a, se tourner vers les autres. Adopter ce mode de vie nécessite, ou en tout cas invite, à faire du tri autour de soi. Pour se concentrer sur l’essentiel.
Vivre dans le désordre, consommer à outrance, être ensevelie sous les objets, nous détournent inévitablement des questions essentielles.

Adopter cette philosophie passe également à mon sens par un travail de désencombrement. De sa vie certes, en apprenant par exemple à mieux s’organiser, mais également de son intérieur, en apprenant à désencombrer sa maison, ou encore à se contenter d’une garde-robe minimaliste .
Je vous invite dès aujourd’hui à vous lancer de temps en temps un petit défi pour désencombrer progressivement votre intérieur et faire de la place autour de vous, et en vous.

wabi sabi
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Quatrième exercice : apprendre à se contenter de ce qu’on a

 Nous avons le chic, pour chercher sans cesse à nous améliorer. C’est d’ailleurs le cœur de la thématique du développement personnel, et j’avoue que le concept du Wabi Sabi m’amène à porter un regard différent sur certaines de mes convictions profondes.
Je cherche à comprendre, je me pose énormément de questions, j’aime apprendre et avoir la sensation d’évoluer.

Pour avoir peut-être l’impression de ne pas perdre mon temps, de faire quelque chose de ma vie.
Cette philosophie vise plutôt au contraire à se contenter de ce qui est, et à voir la vie comme quelque chose de léger, de simple… bien loin de notre tendance à tout rendre sérieux et à tout compliquer.

J’ai déjà évoqué dans le blog de nombreuses pistes pour apprendre à être heureuse de ce que l’on a, en mettant l’accent sur les petits riens que nous vivons au quotidien et qui nous font du bien. Par exemple, vous pouvez tenir un carnet des petits plaisirs, ou pratiquer la gratitude . Bref, tous les exercices de psychologie positive sont particulièrement adaptés pour apprendre à se contenter de ce qu’on a et faire du Wabi Sabi votre mode de vie !

Cinquième exercice : accueillir ses défauts

 J’ai lu il y a quelques temps qu’il était plus satisfaisant dans la vie d’apprendre à mettre en valeur ses talents, que de passer du temps à tenter de corriger ses défauts. Je suis de plus en plus convaincue que c’est vrai.
Apprendre à identifier mes valeurs m’a permis de mieux cerner ce dont j’avais réellement besoin au quotidien, et de créer peu à peu une activité qui me convienne parfaitement. Oui mais voilà, ignorer mes défauts ne m’aide pas à avancer car régulièrement ils me reviennent comme un boomerang, et cela entame ma confiance en moi.

C’est ici que le Wabi Sabi prend à nouveau une partie de son sens. Accepter l’imperfection, et reconnaître la beauté qui réside dans chaque chose et chaque personne imparfaite, est une nouvelle manière de comprendre cet art de vivre.

Découvrir cela m’a donné envie de pratiquer une petite méditation de bienveillance consacrée à mes faiblesses. Je ne parle pas de me focaliser sur mes défauts, mais simplement d’accepter que mes défauts font partie de moi, et qu’ils sont aussi ce qui me rend humaine et belle.

Voici comment pratiquer cette méditation :

  • Installez-vous confortablement, le dos bien droit, dans un endroit calme. Puis listez intérieurement quelques uns de vos défauts les plus gênants d’après vous.
  • Reconnaissez que vous avez ce défaut, ou cette faiblesse. Acceptez-le. Dîtes-vous que votre beauté réside également dans cette imperfection. Imaginez par exemple ce que vous diriez à un ami désolé d’avoir lui-même ce défaut. Comment le consoleriez-vous ? Comment relativiseriez-vous cette faiblesse?
  • Imaginez à présent que vous vous prenez dans vos bras, telle une enfant désolée de ne pas être parfaite. Accueillez simplement la personne que vous êtes dans sa globalité, dans son intégrité. Sentez grandir en vous ce sentiment d’amour inconditionnel pour vous-même.

Wabi Sabi : lier l’imparfait et l’authentique

En résumé, le Wabi Sabi, c’est l’art de vivre de façon imparfaite, vraie et authentique. C’est accepter que la beauté, et que tout ce qu’il y a autour de nous, est éphémère. Pour les japonais, c’est plus qu’un concept, c’est un ressenti du monde qui nous entoure.

S’accepter soi-même, en tant qu’être imparfait. Accepter ses proches, en tant qu’êtres imparfaits. Accepter que l’environnement dans lequel on évolue n’est pas parfait.

En cela, il se rapproche beaucoup du concept de lâcher prise, qui devrait véritablement intégrer le quotidien de chacune d’entre nous.

Harmonie, respect, pureté et tranquillité sont au cœur de cet art de vivre, qui animera vos journées. Pour y parvenir, et pour célébrer votre singularité imparfaite, vous pouvez commencer par apprendre à nuancer vos émotions.

Le travail sur les émotions est ce qu’il y a de plus difficile, mais de plus bénéfique. Lorsque vous vous trouvez en état de stress, lorsque vous ressentez des moments d’angoisse, lorsque vous vous sentez démotivée et mal dans votre peau, le Wabi Sabi peut représenter un vrai pilier : il vous aide à vous souvenir que la perfection est en fait une illusion. Et surtout, que le mal être que vous ressentez est quelque chose d’éphémère, car rien n’est jamais gravé dans le marbre. Pour relativiser, apprendre à se poser les bonnes questions, ou tout simplement apprendre à arrêter de s’en poser trop, pour simplement accepter, le Wabi Sabi est une clé qu’il est essentiel de développer. 

Et si vous ressentez que le lâcher prise que préconise cet art de vivre japonais est encore difficile à atteindre, je ne peux que vous conseiller de passer à l’action : j’ai créé une conférence gratuite, dans laquelle je partage mes clés pour créer la vie qui vous ressemble. J’y dévoile mes conseils, pour réussir à vivre une vie inspirante, avec un plan d’action concret. Pour y participer, c’est par ici !


Voici quelques pistes et quelques illustrations de ce que représente pour moi la philosophie Wabi Sabi. J’espère vous donner envie ainsi de l’adopter en testant ces petites pistes pour changer au quotidien vers une vie plus simple et plus heureuse.

Et vous ? Connaissiez-vous le Wabi Sabi ?

Cinq exercices simples pour adopter le wabi sabi
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9 Comments

  1. « apprendre à se contenter de ce qu’on a » ou plutôt à accepter ce que l’on a, c’est quelque chose que je tente de mettre en pratique jour après jour. Car je crois que c’est la clé de tout et que cela nous permet aussi de vivre la vie que l’on a sans, sans cesse, chercher à en avoir une autre (qui ne nous conviendrait sûrement pas au bout d’un moment).

  2. merci pour ce sujet passionnant…je connaissais un peu mais il est très peu abordé. cela est enrichissant de te lire et j ai hâte de faire ces exercices 🙂

  3. Je me suis intéressée au wabi sabi pour la deco et tout un univers est apparu, une magnifique façon de voir avec sa sensibilité

    Merci pour cet article qui donne envie d ouvrir les yeux

  4. Cet article pourrait parfaitement inspirer tout photographe, qu’il soit amateur ou professionnel, car c’est une invitation à changer de regard pour trouver de la beauté en toute chose. Merci pour cette nouvelle source d’inspiration.

    1. Bonjour,
      Votre remarque est pertinente et surtout a retenue mon attention.
      Je suis photographe et un récent travail appelé : Entropie sur les friches industrielles s’inscrit dans ce concept « wabi sabi » que je présente la semaine prochaine dans une exposition en Nouvelle Aquitaine. Vous pouvez retrouver sur http://ikonyl.wordpress.com

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