Être adulte au haut potentiel : comment le gérer au quotidien ?

Surdoué, HPI, zèbre : les termes sont nombreux pour désigner les personnes au fort QI. Si vous êtes un adulte au haut potentiel, découvrez comment le gérer au quotidien et dans vos relations avec les autres.

Haut potentiel, surdoué, HPI, zèbre : les termes sont nombreux pour désigner les personnes au QI important. Si être surdoué est de mieux en mieux abordé chez les enfants, les adultes à haut potentiel, détectés ou non, ne tirent pas toujours les bénéfices de leurs capacités intellectuelles différentes de la norme. Être adulte surdoué : comment le gérer au quotidien ?

Avant de commencer : un peu de vocabulaire

Haut potentiel, haut potentiel intellectuel, surdoué, zèbre… Les termes pour qualifier les personnes au quotient intellectuel élevé sont nombreux et souvent porteurs de contresens et d’incompréhension.
Juste afin que l’on soit bien au clair avant de commencer cet article :

  • Une personne surdouée a un QI testé et supérieur à 130. Surdoué est l’adjectif le plus utilisé et le plus ancien. Il est cependant de plus en plus critiqué car il implique que les personnes n’étant pas surdouées sont sous-douées… Il est donc plutôt péjoratif et connoté assez négativement.
  •  Une personne haut potentiel (ou HP(I) = haut potentiel (intellectuel)) a un QI testé et supérieur à 130. Les très hauts potentiels intellectuel (THPI) ont un QI testé supérieur à 145 et les très très hauts potentiels intellectuel (TTHPI) à plus de 160.
  • L’appellation Zèbre est un terme proposé par Jeanne Siaud-Facchin pour désigner les personnes surdouées, afin de ne pas utiliser d’autres termes trop lourdement connotés et souvent mal ou pas compris. Elle explique ce choix par le fait que le zèbre se fond dans le paysage, mais reste fondamentalement différent d’un cheval et des autres animaux de la savane.

Les traits qui définissent les adultes haut potentiel

Un haut potentiel = un haut QI

La définition d’un HPI la plus répandue parmi les chercheurs est celle fondée sur le QI : un individu est surdoué si son QI dépasse 130. Ce seuil de 130 correspond à deux écarts type au-dessus de la moyenne, par symétrie avec la définition du retard mental (QI inférieur à 70, soit deux écarts type sous la moyenne).
Attention : les tests proposés sur internet n’ont pas de vraie valeur. Il faut passer un test officiel, le WISC ou la WAIS , pour que cela soit reconnu officiellement.

Les caractéristiques des adultes à haut potentiel

Cependant, le QI n’est pas une référence suffisante pour classer un individu dans une catégorie s’il n’est pas accompagné d’un bilan psychologique complet effectué par un professionnel compétent. Pour les différents auteurs spécialistes, la définition d’une personne « surdouée » reste ouverte.

Voici plusieurs traits qui caractérisent les personnes HP et qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Notez cependant que 1) une personne HP ne cumule pas l’ensemble de ces traits et 2) ces derniers ne définissent pas à eux seuls le caractère haut potentiel d’une personne (un test de QI est la preuve la plus tangible). N’hésitez donc pas à faire un test de QI pour compléter le diagnostic 😉

  1. La curiosité et la soif d’apprendre : une personne au haut potentiel pose beaucoup de questions et est capable d’acquérir des connaissances par ses propres moyens (il peut être autodidacte notamment). Dans la même idée, un adulte au haut potentiel peut développer un intérêt, atteignant parfois un niveau obsessionnel, pour certains sujets.
  2. Perfectionnisme : une personne à haut potentiel ressent un besoin profond de bien faire, et toujours avec exactitude : la précision est toujours essentielle, et dans tous les domaines !
  3. Peu d’estime en soi : les personnes HP peuvent avoir tendance à se remettre en question, ce qui entraîne une très faible estime de soi.
  4. Peur de soi-même , de ses caractéristiques ou encore de ses pensées, qui ne sont pas toujours maîtrisées.
  5. Conscience métacognitive : une personne à haut potentiel sait identifier et réutiliser des concepts et des stratégies qu’elle emploie pour résoudre des problèmes. Elle est, par exemple, capable de prendre du recul par rapport à ses pratiques de façon à la décortiquer et à l’expliquer.
  6. Hypersensibilité : une personne à haut potentiel peut être capable de lire et d’anticiper les pensées et ressentis des personnes autour d’elle. Son empathie très développée peut lui permettre de se fondre dans son environnement. Dans la même lignée : une personne surdouée peut ressentir le besoin intime d’aider les autres.
  7. Tempérament solitaire : Certaines personnes à haut potentiel ont un tempérament plutôt solitaire, un besoin d’être seules pour pouvoir développer leurs pensées à leur guise.
  8. Grande capacité à se remettre en question : face à un problème, une critique, une difficulté, les personnes surdouées ont tendance à ruminer et à faire tourner leurs problèmes en boucle.
  9. Grande capacité de concentration, d’attention et mémoire très développée : ces trois caractéristiques sont très souvent développées chez les adultes à haut potentiel.
Surdoué, HPI, zèbre : les termes sont nombreux pour désigner les personnes au fort QI. Si vous êtes un adulte au haut potentiel, découvrez comment le gérer au quotidien et dans vos relations avec les autres.
Vous aimez cet article, épinglez-le dans Pinterest pour le lire plus tard!

Autisme Asperger et HP

Les personnages de fiction et les préjugés peuvent nous amener à mélanger autistes Asperger et personnes HP. Si plusieurs caractéristiques les rapprochent (mémoire énorme, intelligence importante…), d’autres les distinguent : difficulté à lire les émotions des autres chez les Asperger, difficultés à comprendre les sous-entendus… Je pense ici au personnage de Sheldon, dans la série américaine The Big Bag Theory : il présente toutes les caractéristiques du A-HP : autiste asperger haut potentiel. Attention donc à ne pas les confondre !

Les maux inavoués des adultes à haut potentiel : comment les gérer ?

Assez ironiquement, le fait d’être un adulte à haut potentiel peut être vécu comme un défaut, comme une imperfection. La solution ? Vous accepter comme tel et vivre avec votre différence, car c’est ce qui vous rend unique. Voici quelques solutions pour vous accompagner au quotidien et mieux gérer ces maux parfois difficiles à avouer que vous pouvez ressentir en étant un adulte à haut potentiel :

Combattre le décalage social et l’isolement

La sensation de décalage social ressentie par les adultes à fort potentiel entraîne très souvent un isolement. Cela est dû à deux facteurs en particulier : une intelligence différente de la norme et une hypersensibilité qui pousse à toujours se remettre en question.

Pour contourner ces difficultés, deux solutions :

  • Le mode Caméléon. On parle souvent de zèbre lorsqu’on parle des surdoués, mais en ce qui concerne les relations sociales, je préfère parler de Caméléon. En d’autres termes, la parade pour s’intégrer est d’adapter sa personnalité aux personnes et à la situation sociale. Cette solution peut paraître un peu désagréable au premier abord, mais elle permet de s’intégrer facilement à des lieux contraignants socialement – je pense notamment au milieu du travail, très codifié et hiérarchisé.
  • Le mode Bulldozer. La deuxième solution est à l’opposé. Il s’agit d’affirmer sa personnalité sans se poser de questions, au risque de paraître parfois décalé. En général, cela fonctionne bien pour trier rapidement ses proches et reconnaître ses vrais amis – ceux qui acceptent votre fonctionnement. Cette solution peut être kamikaze dans certains environnements comme le travail ou la famille éloignée. A vous de voir si vous l’assumez complètement!

Notez que vous pouvez faire un mix entre ces deux modes : Caméléon au travail, et
Bulldozer en famille 🙂

Pour conclure sur cette partie, n’oubliez jamais que vous avez peut-être tendance à beaucoup ruminer et à vous remettre en question – cela fait partie des traits les plus répandus des adultes à haut potentiel. Mon conseil : la franchise et la transparence. Dites ce que vous ressentez et formulez les raisons qui vous poussent à avoir ces sentiments. Cela vous permettra de vous sentir beaucoup plus vraie dans vos relations humaines.

Gérer son perfectionnisme et son hyper spécialisation

L’adulte à haut potentiel est souvent perfectionniste et parfois hyper spécialisée dans certains domaines qui l’intéressent énormément.

Ses savoirs et ambitions peuvent parfois la pousser à :

  • travailler plus lentement
  • prendre en grippe des personnes plus intéressées par le « faire vite » que par le «faire bien » (le travail en équipe peut être compliqué de ce fait)
  • bloquer son travail par peur de ne pas atteindre la perfection visée
  • être hautaine

Pour éviter l’ensemble de ces comportements, il n’y a pas de magie. La meilleure solution consiste encore à être consciente de son perfectionnisme et des effets qu’il a sur soi.

Apprenez à vous modérer et à prendre du recul par rapport à vos comportements. Le perfectionnisme est une qualité… pour peu qu’il ne dépasse pas certaines limites.
Par exemple, si aucun projet n’aboutit à cause de votre perfectionnisme, décidez d’une date limite sine qua none. Si votre perfectionnisme vous pousse à reprendre chaque erreur de langage de vos proches, appliquez-vous à ne rien dire à la prochaine faute.

Pour vous aider, vous pouvez demander conseil à une amie que vous savez franche. Elle vous informera quand votre perfectionnisme ne vous rend plus service.

Vaincre la dépression et la manipulation

Souvent isolées et habituées à se remettre en question, les adultes à haut potentiel sont des victimes probables de la dépression, de la tristesse , et de la manipulation des pervers narcissiques. Sans dire qu’il y a une clé pour se protéger de ces situations extrêmement difficiles (cela se saurait, malheureusement), l’affirmation de soi et de ses aspirations profondes peut aider à les dépasser. C’est la capacité à s’assumer et à s’aimer en tant que personne différente, qui permet de se protéger au mieux.

Les grands atouts des adultes à haut potentiel (hé oui voyons le positif !)

Pas question de clôturer cet article sur une note aussi négative. Être adulte à haut potentiel n’est pas un gage de réussite, ni au niveau professionnel, ni au niveau personnel. Mais c’est un atout que vous pouvez utiliser à votre avantage, chaque jour. Voici quelques situations.

Une plus grande résilience et une grande capacité de rebond

Les capacités cognitives avancées des personnes surdouées, l’isolation sociale et leur sensibilité peuvent les placer face à des problèmes sociaux et émotionnels complexes.
Cependant, leurs capacités à résoudre des problèmes, leurs aptitudes sociales avancées, leur raisonnement moral, leurs intérêts multiples et prenants, et la satisfaction dans la complétude peuvent les aider à être plus résilientes. C’est donc une belle force !

Une forte capacité à entreprendre

Forte curiosité, extraordinaire mémoire, grande capacité d’apprentissage, forte capacité de concentration, bonne sensibilité… Tous les ingrédients de l’entrepreneuse sont là. Et le plus : en créant votre entreprise, vous n’aurez plus à accepter les normes et les liens hiérarchiques qui vous entravent peut-être actuellement.

Pour conclure sur cette partie, n’oubliez jamais que vous avez peut-être tendance à beaucoup ruminer et à vous remettre en question – cela fait partie des traits les plus répandus des adultes à haut potentiel. Mon conseil : la franchise et la transparence. Dites ce que vous ressentez et formulez les raisons qui vous poussent à avoir ces sentiments. Cela vous permettra de vous sentir beaucoup plus vraie dans vos relations humaines.

La quête de sens des adultes à haut potentiel

 Si la remise en question est trop fréquente et que vous sentez qu’elle vous freine au quotidien, la nécessité de reprendre votre vie en mains peut grandir en vous. Si vous ressentez que l’intégration dans les situations sociales est un obstacle que vous peinez à franchir, c’est peut-être également parce que vous sentez que vous n’occupez pas la place que vous devriez occuper. Ce ressenti pesant peut bloquer les personnes à haut potentiel au quotidien. Pour réussir à le dépasser, l’action reste l’unique moyen. 

Vous vous demandez vers où aller ? Vous souhaitez amorcer cette quête de sens, sans savoir vraiment sur quels piliers jouer, comment agir pour avancer et déclencher un changement notable dans votre vie. J’ai réalisé une conférence en ligne gratuite, dans laquelle je parle des clés qui m’ont aidée à mener une vie qui me ressemble. Puisque faire le point est parfois essentiel pour savoir où l’on va, et pourquoi l’on y va, cette conférence peut être le point de départ pour amorcer un changement conséquent.

La solitude que l’on ressent lorsqu’on est HPI peut parfois être lourde. Puisque les adultes à haut potentiel se sentent parfois mal compris, il est essentiel d’être accompagné. En intégrant une communauté de personnes qui, comme vous, ont vécu cette quête de sens à un moment de leur vie, ce sentiment de solitude s’évade. Vous pouvez vous livrer plus librement, partager, avancer.

J’organise des séances de diffusion régulière de ma conférence – formation “créez la vie qui vous ressemble en 8 étapes”, dont je m’aperçois qu’elle résonne très souvent chez les personnes “HPI”.

Pour vous inscrire à cette formation offerte, c’est par ici.


S’il n’est pas toujours aisé d’être différente de la norme, il faut aussi apprendre à le voir comme un atout. Que vous soyez ou non détectée comme une personne à haut potentiel, acceptez-vous et utilisez tous vos traits de personnalité pour vous affirmer.

Et vous, êtes-vous un adulte à haut potentiel ? Comment le vivez-vous au quotidien ?

37 Comments

  1. Bien que je n’ai jamais passé les tests QI, je me reconnais dans beaucoup de points. J’ai du mal à imaginer faire partie des personnes dites “Haut potentiels”. Quoiqu’il en soit, j’ai trouvé un moyen de vivre avec certains de ces traits : créer mon propre business. En tant que future slasheuse, je peux assouvir tous mes besoins et travailler avec mes difficultés sans me trahir. Merci en tout cas pour ce chouette article 🙂

  2. Je me reconnais tout à fait dans presque toutes les définitions…moi qui me sentais isolée enfant et qui ai tout fait pour avoir au moins une copine. Je ne collais pas avec le groupe…je me suis toujours sentie en décalage et parfois c’est encore le cas. Je suis enseignante, cela ne m’évite pas de me sentir étrangère au groupe ‘profs’.
    Je confirme, le besoin de reconnaissance et le manque de confiance en moi ont fait se moi une parfaite victime d’une ordure de pervers narcissique…il m’a malmenée pendant 10 ans, m’a extorquée un maximum d’argent, m’a fait vivre l’horreur, m’a battue, violée. Aujourd’hui il croupit en détention. Heureusement que la loi est avec moi et que la police s’est montrée bienveillante.
    Le suivi psy ne me sert à rien car je sais d’avance où elle veut aller. Je sais que cela ne me fait pas avancer.
    Je fais un énorme travail sur moi quant à la résilience et la prise de concsience de ce potentiel. Je peux m’affirmer, je n’ose toujours pas mais c’est mon combat de tous les jours : apprendre à dire oui ou non pour son bien, faire des choix pour soi, se faire plaisir, ne plus faire autant attention à ce que tout soit parfait pour tout le monde sauf pour moi.
    Vivre pour soi et se faire plaisir…
    On en a davantage concsience quand on a frôlé la mort à plusieurs reprises…
    JP

    1. Bonjour Juliette.
      Merci beaucoup pour ton commentaire, tu as beaucoup de courage pour en être arrivée là aujourd’hui.
      Je te souhaite un bel avenir ! Prends soin de toi.

    2. Bonjour JP
      Même histoire, même profession ou je cameleone, même decalage dans les pratiques censées soutenir un processus de rétablissement … inefficaces, lentes, des questions ‘betes’… reste un certain isolement par défaut pour ne plus revivre des agressions car si l’on sait disserter sur tout, on ne sait pas comprendre la méchanceté ou le mensonge.
      Merci de ce témoignage qui fait du bien ce matin

  3. NON, l’hypersensibilité n’est PAS une caractéristique des HPI!
    Il faut en finir avec cette erreur qui est le fait d’un biais d’échantillonnage propagé par Jeanne Siaud-Facchin. Ne recevant que des HPI qui vont mal, elle en a déduit ce trait de personnalité qui est totalement contredit par les études sérieuses sur le sujet (lire Nicolas GAUVRIT: “Les surdoués ordinaires”).
    En tant qu’enseignante et HPI moi-même, je constate que les enfants HPI sont majoritairement épanouis et bien dans leurs baskets, pleins d’humour, socialement intégrés, sans questionnement existentiels particuliers ni besoin de solitude. Quand on rencontre un HPI qui souffre, c’est souvent le fait d’un environnement familial et/ou scolaire difficile, pas la conséquence de son HPI.
    L’hypersensibilité est un trait de personnalité parallèle, beaucoup d’hypersensibles ne sont pas HPI. En revanche, l’hypersensibilité associée au HPI peut poser problème, mais ça reste très minoritaire.
    Il faut donc garder en tête que les HPI qui vont bien ne consultent pas et ne se plaignent pas de la pseudo-difficulté de leur condition, contrairement à ce qu’a répandu JSF dans les médias et l’opinion publique au point que les psychologues eux-mêmes s’en trouvent influencés, et que les parents s’inquiètent à tort quand on leur apprend que leur enfant est HPI.
    Par pitié, il faut en finir avec ce mythe!

    1. Bonjour Polette,

      tout à fait d’accord, l’enfance d’un HP peut être tout à fait équilibrée (même avec une douance non-identifiée) et l’hyper sensibilité n’est pas forcément l’apanage des HP.

      Cela dit, personnellement, à 40 ans, je peux dire que je me suis toujours sentie un peu décalée, bizarre, avec des centres d’intérêts, des convictions, des principes bien différents des personnes que je côtoie, et j’ai eu le besoin de consulter.
      Je sais aujourd’hui mieux qui je suis, même si je n’ai jamais été vraiment perturbée par ce décalage. voilà juste pour nuancer un peu…

      1. Je me retrouve dans les caractéristiques des hp mais ne connais pas mon qi et cela ne m’intéresse pas de me mettre dans des petites cases….En effet mon psychiatre à l’époque s’est gentillement chargé de me mettre dans la case schizophrène affectif.
        Aujourd’hui je me bat tous les jours pour être normal. Pas facile car je crois que je suis hypersensible aussi….enfin bref tous ces mélanges m’ont permis d’être très unique en mon genre….lol. Je ne le vis pas si mal. Ma force la méditation, la nature et le sport. Un conseil soyez unique et aimez vous avec toutes vos différences uniques

    2. Bonjour, pour mitiger votre commentaire. Mon fils 13 ans est dépisté HP depuis quelques années et il va très bien socialement (bien que je pense qu’il soit sur une corde raide qui peut lâcher à tout moment si son équilibre venait à changer). Ses parents sont poutr beaucoup dans son équilibre car justement concernés.
      J’ai moi même était dépisté il y a de cela 1 an, et je peux vous dire que mon ultra sensibilité à tout et tous …. est très dure à vivre. Je suis considérée comme “Dépressive” ce qui ne me convient pas mais convient aux autres !
      Ma fille de 9 ans vient également d’âtre testé (idem) et elle va trés bien socialement mais peut pleuré facilement dans certaines situations …
      Bon tout ça pour dire, que chaque cas est différent et que pour faire d’un enfant dit “précoce …” un adulte épanoui, il n’y a pas quarante solution : Amour, écoute, mise en valeur de ses capacités par positivisme de ses actions, pas de compétition du meilleur et explication sur le sujet pour l’aider à s’adapter.
      Voilà pour ma vision ! Bonne continuation et bon courage aux HP en galère parce que mine de rien la plupart de ceux que je connais, le vivent pas toujours très bien !

    3. merci cela me rassure car les commentaires sont si négatifs, cela me rassure un peu.
      Très inquiète par certains témoignages, grâce à vous je me sens mieux.
      Je viens de faire le test pour mon fils de 6 ans.
      QI supérieure entre 130 et 148.
      Bref, ne connaissant pas le sujet, je me suis renseignée sur le NET à ma grande stupéfaction.
      La peur m’a envahit pour l’avenir de mon fils.
      merci encore pour votre témoignage.

    4. Vous êtes suffisamment avancée pour comprendre que les mythes ne finissent pas, ils se redécouvrent, et pour comprendre que toute opinion, étude, enquête est nécessairement partiale.

    5. Bonjour,
      Tout dépend de ce que vous appelez hyper sensibilité.
      L’hyper sensibilité, ce n’est pas tout ressentir plus fort, c’est aussi finir la phrase de l’autre car on sait ce que l’autre va dire car on le comprend avant même que lui est exprimé son sentiment.
      Un enfant HPI peut être très bien dans sa peau grace aux sport. Il se peut même qu’il excelle de haut niveau sportif sans même savoir comment il fait pour faire des choses physiques et techniques qu’il sait sans avoir appris.
      C’est plus tard, adulte, s’il n’a pas été détecté, suite à un échec qui prendra beaucoup plus d’importance chez lui, que son hypersensibilité sera un handicap, comme une force.
      Des gens hypers sensibles non HPI, ca existe, car il existe les HQE (haut quotient émotionnel) mais la plupart des HP vivent mal leur différence Tout individu est unique, mais les traits de la personnalité, sont parfois différents. Je travaille et réfléchis beaucoup plus vite quand un sujet m’intéresse. Je bloque parfois pour des choses dont je ne comprends le sens dans la vie.
      C’est gênant de mettre des gens dans des cases et il faudrait des sous cases, mais un HPI est obligatoirement ultra sensible, dans le sens de comprendre les émotions des autres et pas de ressentir les siennes uniquement plus fortes, même si c’est le cas.
      Un HPI sait reconnaitre un autre HPI très rapidement et quelqu’un d’hyper sensible va juste ressentir ce qui l’impacte.
      Pareil, les HPI sont souvent des petits découpages et je trouve cela étrange que personne n’ai fait d’études entre la PNL et la façon de communiquer des HPI.
      Je vis seul depuis 4 ans et demi et pourtant, il parait que je suis beau garçon. Ce que forcément, je ne crois pas. Et je suis tombé sur deux manipulatrices et ma seule défense est la solitude et mon projet professionnel que j’ai créé mais qui est incompris par la plupart des autres. Je crois que je ne pourrais être heureux qu’avec une femme HPI, car on se comprendrait et je connaitrais ses sentiments, ce qu’elle ressent et son sens des valeurs.
      Les non HPI pensent que je suis trop différent ou trop sensible pour un homme.
      Pour une femme, ce doit être difficile, mais la sensibilité est souvent associée à fragilité et seule une HPI pourrait me comprendre et moi la comprendre.
      Je trouvais important de vous donner le témoignage d’un homme détecté après le passage de deux manipulatrice car trop gentil, trop doux et sensible et l’ennemi des HPI, ce sont elles (eux) qui sentent notre différence pour s’en servir pour assouvir leur perversité.
      Cordialement
      Pascal

  4. J’ai été “détectée” hp il y a peu (à 33 ans) et cela a clairement changé le regard que je portais sur moi même. En effet, le fait de pouvoir mettre des mots sur mes maux m’a permis d’être en phase avec mon moi profond. J’ai désormais beaucoup plus confiance en mes capacités et je me sens maintenant apte à déplacer des montagnes !
    Et pour répondre à Polette, de récentes études ont démontré que les nombreuses connections neuronales simultanées (à savoir la pensée dite en “arborescence”) cela engendre physiologiquement une hypersensibilité qui n’est pas vraiment contrôlable chez le HP. Je ne remets pas en cause votre opinion sur le sujet mais de manière empirique je me sens plus proche de la théorie d’une hypersensibilité chez les personnes à haut potentiel qui leur est inhérente du fait de ce trop plein cérébral. Actuellement je vis très bien mon haut potentiel mais cela ne m’empêche pas d’avoir des réactions vives et très disparates à des moments très rapprochés et je constate chaque jour que mon intellect est intrinsèquement lié au domaine affectif. Merci à vous pour cet article.

    1. Une réponse détaillée et pertinente, déjà on sait aujourd’hui qu’il y a plusieurs profils de HP, certains “tranquilles” d’autre plus “complexes” et ces derniers souffriront plus souvent de leur fonctionnements cérébrales performants voir trop
      Mais biensûr , l’histoire familiale , le vécu entrent en grandes parties dans les conséquences de ce profil de zèbre.

  5. je me reconnais dans pas mal de ses définitions et le pire c’est d’avoir été victime d’un pervers narcissique.
    je me suis souvent comprée à un caméléon. je madapte à tout.
    avoir une potentielle explications sur mon comportement m’aide à me sentir moins seule et normale.
    merci pour vos témoignages

  6. Merci Natacha pour ton commentaire !!
    Je pense également que Polette fait fausse route quant à l’hypersensibilité des HP. Je suis moi même enseignante depuis presque 30 ans et je n’ai pas croisé que des HP rayonnant de bonheur surtout avec le système scolaire français qui va à l’encontre de leur fonctionnement intellectuel et de leur justement grande sensibilité ! Certains arrivent à s’en accommoder mais pas tous, loin s’en faut !! J’ai moi même un fils HP…
    Bon courage à tous !!

  7. Pourquoi un adulte à haut potentiel intellectuel peut-il être particulièrement victime d’un(e) pervers(e) narcissique ?

    1. Parce que ce sont des personnes gentilles et hypersensible qui peuvent se laisser manipulet plus facilement par ces gens là.

  8. J’ai 20 ans et j’ai été déclarée à l’âge de 12 ans comme étant surdouée, avec notamment de très bons résultats en mémoire et en vocabulaire si mes souvenirs sont bons.
    Je ne vois pas les bons côtés à être un adulte HP, je dirais même que c’est ingérable au quotidien, ne pas savoir mettre son cerveau en veille est réellement un handicap.
    Il est clair qu’il doit y avoir des bons côtés (tels que la memoire) mais le fait d’emmaganiser énormément de choses sans jamais les oublier nous fait exploser à un moment.
    De plus les relations humaines, plus particulièrement les relations amoureuses, sont très compliquées à gérer, il y a un besoin permanent d’être rassuré dû au manque de confiance en soi. Une seule remarque de quelqu’un que l’on aime et on se retrouve au fond du trou à se questionner sur ce que l’on a fait, sur notre part de responsabilité (et cela peut réellement partir de petites choses).
    Je trouve, pour ma part, cette “capacité” très (trop) difficile à gérer dans la vie de tous les jours et malheureusement cela emmène des périodes de grosse déprime voire de dépression… à toutes les personnes qui pensent l’être, je vous conseille de faire le test (qui coûte tout de même 200 euros…), mais s’il s’avère positif, il expliquerait bien des choses et pourrait vous pousser à être pris en charge, par un psychologue si le décalage avec les autres vous semble insoutenable (dans les cas les plus extrêmes).
    Merci cependant pour cet article très bien écrit

  9. Bonjour à tous
    J’ai fait un test de QI cet été après un burn out professionnel et que mes neveux seraient HP (il parait que ca reste dans la famille) et si les chiffres max vont jusqu’à 122 la moyenne generale est évaluée à 115, littéralement plombée par mes très mauvais résultats aux tests mathématiques qui me traumatisent litteralement depuis le primaire, ce que j’avais indiqué plusieurs fois aux psychologues qui m’ont suivi à ce moment là. D’ailleurs elles disent que j’ai toutes les caractéristiques mais que je ne suis pas officiellement haut potentiel. Pourtant je me dis que logiquement si j’avais des résultats “normaux” en maths ma moyenne serait plus haute et avoisinerait les 120-125 ou plus (?) De fait que suis je, qui suis je ? Je me reconnais dailleurs dans votre article et dans d’autres, et dans le livre de J. Siaud Fachin “Trop intelligent poir etre heureux”. Cette question me perturbe depuis et je pense refaire un test dans qq années. En m’entrainant auparavant en calcul mental pour ne plus être autant perturbée lors des questions ce qui m’aiderait aussi dans la vie courante ^^

  10. Bonjour Emilie,

    Je vous conseille le livre « je pense trop » de Mme PetitColin, il va vous expliquer sa position sur les tests ce qui est rassurant.
    Bon courage.

  11. Bonjour,

    Je voulais juste parler un peu de mon cas, car je ne trouve presque rien sur les gens comme moi.
    D’après les recherches que j’ai effectué, je serais un HPI, cependant, j’ai également un TDI (trouble dissociatif de l’identité) suite aux abus répétés de mon père durant mon enfance. Je sais que le TDI est controversé, il n’empêche que pour moi c’est une réalité que je ne peux renier (incendiez-moi si vous voulez).
    De ce que j’ai observé, j’ai deux alters, dont moi, qui sont des HPI, les autres sont hypersensibles ou artistes (dessin, écriture).
    A vrai dire je ne sais pas vraiment pourquoi je post ici. J’ai l’habitude d’être seule et c’est même vital, mais parfois ça me pèse, surtout quand je n’arrive plus à savoir où j’en suis et que ça continue quand même de tourner dans mes pensées.
    Quelqu’un a-t-il été confronté à ce genre de cas ?
    Que me conseilleriez-vous (en sachant que la thérapie est quasi impossible parce que tout les psys compétents sont surbookés ou à l’autre bout du pays) ?
    Je vous remercie d’avance.
    Cordialement,
    Cassandre

    1. Salut Cassandre,
      je me sens concernée par ton témoignage et tes questions. Je te conseille très vivement de quand même trouver une thérapie qui te convient, de persévérer pour trouver une place. Dans mon cas j’en ai fait 2 et elles ont complètement changé ma vie, chacune. En mettant de la lumière dans les mécanismes structurants, ce qui donne la liberté, en transformant le stress post traumatique, en gérant les personnalités comme ressources etc. etc. 1000 choses de rebond. De grands apaisements. Tu remodèles ton psychisme… Tu te renouvelles… Incontournable
      Bon courage et bonne chance
      Ayla

  12. Effectivement. J’ai été victime d’un pervers narcissique pendant 8 ans. Il était lui-même extrêmement brillant. J’ai décidé de vivre seule à présent. Je suis enseignante dans des lycées “difficiles” et mon empathie me rend très proche de mes élèves. J’ai du mal à m’insérer dans un groupe autre qu’intellectuel et mon perfectionnisme en orthographe ou littérature m’occasionne bien des déboires. J’essaie de me corriger.

  13. Ajout d’un autre point de vue masculin : détecté HP (mais sans test de QI, donc je ne le connais pas mais je vais le passer bientôt) je pensais avoir enfin trouvé ma case.
    Le côté perso a toujours été chaotique, toujours envie de plus quand ma partenaire trouvait les choses suffisantes.
    Je confirme qu’à moins d’avoir quelqu’un de compréhensif et qui aurait un peu étudié le cas, une relation avec une personne non HP est impossible.

    Les relations avec les autres sont compliquées, on cherche toujours à “ne pas faire tâche” et être compris : épuisant.

    Peu abordé dans l’article : le faux self. Être un zèbre est une chose, mais avoir un faux self qui est adapté aux autres est une réalité également et peut provoquer des situations bancales, comme par exemple des proches qui ne nous “reconnaissent” pas en public.

    Reconnaître un HP est aussi extra une fois qu’on a connaissance de cette “case”. La plupart de mes amis (j’en ai peu) le sont. Même chez un enfant on peut le voir, rien qu’au regard qu’il a sur les choses qui l’entoure.

    Je reste suivi car un gros problème affectif.

    Bonne chance pour ceux qui comme moi le découvrent un peu tard … et comprennent pourquoi leur vie !

  14. Bonjour à tous,

    J’ai été dépisté très tard… à 44 ans
    30 ans de dépression et d’addictions. Des TS en veux tu, en voilà.
    A 16 ans je voyais mon avenir différemment, mais je n’ai pas été soutenu.
    Je voulais faire une carrière dans l’audiovisuel, finalement j’ai opté pour l’informatique. Je suis très doué dans ce domaine mais j’ai des regrets. J’ai l’impression de m’être trompé de vie. Je me retrouve dans tous ce que vous dites.
    Ma fille a été détecté tôt, cela l’aide, en partie
    Je suis en hôpital de jour actuellement, ils m’aident beaucoup. En fait, le centre de soins est un centre de réhabilitation sociale. Je me suis isolé, à moitié détruit, maintenant j’ai peur. Peur de l’avenir, peur de ne pas être capable de me remettre sur le “droit chemin”. J’ai perdu toute ma famille en étant jeune, forcément cela amplifie mon mal être. J’ai peur de ne pas savoir pourquoi me battre.
    Je devrais reprendre le travail, mais là encore j’ai peur. Je m’attends à de l’hostilité, à de l’incertitude.
    HP c’est un fléau quand il n’est pas apprivoisé. Je comprends ce qu’il m’arrive mais cela ne résout pas tout

    Bien à vous,
    Cédric

  15. Bonjour,
    je n’ai jamais posté quoi que ce soit sur un forum en ligne, j’ai 23 ans et je me sens très concerné par ces appellations HP surtout sur le côté émotionnel. Plus petit je terminais toujours les phrases des autres et j’avais une sensibilité telle que je rougissais a la moindre occasion. Je n’arrivais pas à gérer mes émotions. J’ai été manipulé par une copine “perverse narcissique”, et à 17 ans j’ai fais un burn out, une crise de délire, peu importe. Je suis donc passé par la case HP ( et là je parle de l’hôpital ). Depuis je suis suivi par un psychiatre qui m’a diagnostiqué schizophrène, ce mot me pèse mais il faut bien faire avec… J’ai maintenant un traitement qui régule mes émotions et mes états d’âme. Je me sens mieux mais je ne sais toujours pas exactement ce que j’ai car ma psy m’a questionné sur mon enfance dans le but de déterminer si je suis une personne à HP.
    Peux-être suis-je un schizophrène-HP ?
    Mais de toute façon, ce ne sont que des cases pour se rassurer et apprendre à mieux vivre (selon moi).
    Merci de m’avoir lu.

  16. Bonjour. Je prends les conversations en route car je m interroge depuis bien des années sur mon comportement et l hypersensibilité et émotivité que je développe. Cela s est accentué après un burn out qui, soit disant passant touche de très nombreux HP .. Ces interrogations constantes, ces pensées en arborescence, ces visions sur mon entourage et la pitié de la nature humaine.. rien ne nous épargne. Je sais que je suis unique, que je ressens des choses et décortique tout ce qui me concerne mon quotidien tel les personnalités les comportements et discours….. de gens… mon burn out m a fait developper une prise de conscience encore plus importante… je continue d analyser tout tout et encore tout… mon médecin de prevention m annonce que je suis peut être HP et m invite à consulter un psychologue.. ma ‘dépression ‘ ou alors ‘mauvaise passe de ma vie’ comme dirai ma psychiatre n a jamais débouché sur un test quelconque… le fait d être vrai et tout analyser est un réel danger aujourd’hui dans notre société qui exerce une énorme pression….. A ce jour, j explique énormément mes comportements et comprends que rien n est lié au hasard grâce à mon recul… est ce rationnel ou non,,,,? je ne le sais pas.. tout ce que je sais est que je développe des capacités analityques qui me font détester la vie que je mène et les gens qui m entourent… Je veux sortir de ce cercle mais comment faire pour lâcher prise et accepter notre condition… Je rencontre que très très peu de gens comme moi car ils se tapissent et vivent dans l ombre. D être soi même au travail, en famille,dans la vie de tous les jours est quasi impossible à ce jour. Nous sommes vite catalogués insociables et ingérables… notre façon de vivre et de pensée peuvent perturber notre entourage et nous faire passer pour des fous et malades mentaux. Nos différences nous font souffrir et le fait de mettre des mots sur nos maux va t il solutionner notre situation…? HP , HPI…. est ce vraiment utile de le savoir ou le fait d être avec des gens identiques peut il aider? c est la première fois que je discute en ligne et recherche un groupe de parole où je vis pour enfin partager et vivre librement mes différences..

    1. Bonjour Lolo.
      Tu repères que tu ne fonctionnes pas comme la plupart de tes semblables. Ton esprit d’analyse semble turbiner en quasi-permanence et entamer tes relations. L’épisode récent d’un burn-out accentue peut-être ton ressenti. En tout cas c’est ce que je comprends dans ton message. Tu t’interroges également sur l’opportunité d’être testée ou pas.
      J’ai plusieurs questions :
      Est-ce que cela t’aiderait de savoir si tu es HPI ?
      Si tu penses que cette information te déculpabiliserait, ou te rassurerait, alors n’hésite pas à te faire dépister. En revanche, méfie-toi des étiquettes qui peuvent être réductrices ou volontiers servir d’excuse. 

      Aurais-tu besoin de mettre parfois en pause ton mental ? Justement, peut-être ne vois-tu pas comment le mettre sur OFF ? Alors, as-tu testé la méditation, la pleine conscience ?
      Ces pratiques sont très pertinentes pour faire focus non plus sur la tête mais sur le corps, les sensations physiques, les émotions.
      Paradoxalement, un hypersensible connaît bien les émotions qui peuvent volontiers l’envahir mais il ne sait pas toujours les gérer, les utiliser à bon escient !
      Les émotions, les sensations corporelles sont un parfait GPS. Elles sont bien plus accordées à ce qui est bon et juste pour toi, que le cerveau. Lui, en revanche, sera un super allié pour analyser la situation et organiser les actions à mener.
      Le blog des défis des Filles Zen recèle quelques articles sur le sujet de la méditation, la pleine conscience.

      As-tu essayé de rencontrer d’autres personnes HPI par des associations notamment ? Peut-être cela t’aiderait-il à apprivoiser ta nature ?
      C’est très soulageant, ressourçant, valorisant d’être en terrain connu, d’échanger avec des personnes qui parlent le « même langage » que soi !

      J’espère avoir pu t’apporter quelques clés. Je te souhaite beaucoup de plaisir sur ce chemin de rencontre avec toi-même ! 

  17. Journaliste, perfectionniste, anxieuse, souci de bien faire, jusqu’au boutiste, bac+5, classe prepa lettres sup j’apprends il y a quelques mois que je suis HP. J’ai 30 ans. Je me retrouve dans TOUS les criteres de l’article. Notamment l’attitude hautaine selon mes collègues qui me reprochent en se moquant de moi de prendre trop au sérieux mon travail. Je ne comprends pas mon univers de travail. Je me sens mal entourée. Je me renferme. Je n’ai pas passe de test de QI. Ma psychothérapeute m’a aidée à mettre des mots sur des choses. Voila. En revanche je rejoins le commentaire sur l’hypersensibilité. Je ne suis pas hypersensible mais dans un contexte négatif mon côté HP surreagit et je saigne. Je suis à vif. J’ai l’impression de ne pas comprendre le monde autour de moi. Ou que ma tete va trop vite pour les autres. J’ai envie de parler tt le temps. Mes idées vont vite. Je veux toujours comprendre et ananlyser. Je me sens extrêmement bien aux Etats-Unis. Tout va très vite! C’est genial. Je masse inaperçue… courage. Ps: burn out il y a 6 ans… le seul point genial je suis tres jolie avec un joli sourire qui me permet de masquer tout le bordel… ma precedente chef m’a virée en reconnaissant mon professionnalisme mais me colle une image « ingérable »…

  18. Chers tous,

    Je viens de lire vos commentaires et vos posts. Cela me fait un bien fou de savoir que je ne suis pas seule. J’ai 37 ans et viens d’être diagnostiquée, parce que le problème est que quand on est HP, on est le dernier à s’en rendre compte. J’ai un QI de 135, j’ai eu Normale Sup, l’agrégation, le doctorat, tout en étant profondément convaincue d’être une usurpatrice, y compris dans mes rêves (dans lesquels encore aujourd’hui, je n’ai pas le bac et il faut que je retourne en terminale, par exemple): donc sur le papier, oui on peut être HP et réussir, mais comment croire qu’une hyper-activité cérébrale ne peut pas avoir d’effet sur la sensibilité? Il faudrait que notre cerveau soit détaché de notre corps. Bien évidemment que cela crée une sensibilité exacerbée et des phases de gros burn-out car le corps ne suit plus. Des HPI seraient complètement épanouis? Je n’y crois pas une seule seconde: à Normale Sup, où la moyenne des QI est plutôt élevée, je n’ai jamais vu autant de dépressifs, de boulimiques ou d’anorexiques, de tentatives de suicide ou de suicides. Cela ne me permet pas de généraliser pour tous les HPI, mais pour le coup, moi je n’en connais aucun qui gère parfaitement bien l’hyperactivité cérébrale. S’il y en a, c’est vraiment génial pour eux. Mais honnêtement, non, l’impossibilité de débrancher, le perfectionnisme , la remise en question permanente, l’impossibilité de ne pas s’intéresser à quelque chose d’intéressant, de ne pas réagir fortement face à des situations que l’on estime injustes ou cruelles, entre autres, c’est épuisant physiquement. Or quelqu’un d’épuisé ne peut être qu’hypersensible. Personnellement, le savoir, cela change complètement ma vie, cela met des mots sur des maux que je ressens depuis l’enfance et qui ont toujours été traités de manière dissociée. J’ai un trouble anxieux généralisé depuis des années, ce qui ne m’empêche ni de travailler ni d’être amoureuse, mais est épuisant, je suis soignée pour cela. Mais comprendre que cela va au-delà, que les causes sont neurologiques, que si je ressens tout de manière si intense, si je lis 250 livres par an (et que je préfère souvent lire et travailler plutôt que de faire des activités sympas qui me détendraient), comprendre tout d’un coup, c’est un immense soulagement. Ne serait-ce que pour expliquer à mes proches mon comportement, ce qui m’arrive, à mes collègues de ne pas se sentir méprisés ou autres si je vais trop vite et pars au quart de tour. Je compatis de tout coeur avec ceux et celles qui, en plus, ont été la proie de pervers ou de perverses narcissiques tout comme ceux qui ont été abusés. Je n’ose pas imaginer ce que vous vivez mais vous envoie toute mon empathie de zèbre. Le chemin ne peut être que d’autant plus long et douloureux, mais il faut l’emprunter.J’ai eu la chance paradoxale d’avoir une mère très romantique et de la voir le coeur brisé pendant mon enfance, cela m’a complètement blindée contre les pervers narcissiques de toutes sortes mais rendue très dure, très exigeante, très intolérante dans mes relations amoureuses, alors que je suis vraiment tout l’inverse avec mes amis, hommes et femmes. Cela évolue vers le mieux depuis quelques années à cet égard et je pense qu’on peut vivre une relation avec un non-HP, mais il faut que ce soit quelqu’un de vraiment à l’écoute, de compréhensif. Je pense même que je pèterai un plomb avec un autre HP. Mais pas dans le boulot, dans le boulot, il m’est toujours complètement impossible de trouver un juste milieu, je suis à fond tout le temps, je mets mille projets en place, je m’investis par ailleurs à fond dans la cause animale et le syndicalisme (forcément, s’il y a injustice, il faut que j’agisse…), je fais tout à fond pendant quelques temps, et boum, d’un coup, je m’écroule physiquement et mentalement. Ce sont les montagnes russes permanentes qui sont difficiles à gérer de mon point de vue. Je vais me lancer dans la méditation, énorme défi pour moi… Et dans une thérapie comportementale, car le problème des psychanalystes, c’est que je les analyse, donc comment m’analyser? (j’ai essayé, pendant 10 ans, j’ai compris certaines choses, cela m’a fait déculpabiliser sur de nombreuses autres, mais n’a strictement rien changé à mon comportement). J’ai également un traitement pour gérer les montagnes russes émotionnelles, mon angoisse et mes insomnies (ah le fameux “mais il faut dormir”, quand tu es HP, c’est terrifiant…), mais il me fatigue beaucoup (mais sans, ce serait l’enfer absolu). J’avance pas à pas… Merci pour vos partages, merci pour cette page.

  19. Bonjour,
    Suite à un problème familial j’ai rencontré, pour la première fois, une psychologue qui, en écoutant mon parcours atypique, m’a parlé du HPI.
    Jusque là j’ai toujours refusé de me préoccuper de ma personne. Seules les autres comptaient pour moi. Tout en étant solitaire “intérieurement”.
    Du coup, je suis tombé sur votre site et, j’avoue comme les autres contributeurs, que je me reconnais dans les caractéristiques. C’est effrayant et rassurant à la fois.
    J’ai été en décrochage scolaire mais aujourd’hui, à 48 ans, je peux dire que j’ai réussi tout ce que j’ai entrepris et de façon autodidacte. Dans des tas de domaines.
    Même si je me considère toujours comme un moins que rien, les autres me renvoient très souvent de l’admiration. Ça me gêne.
    Et, désolé de contredire Polette mais je suis hypersensible et empathique.
    Également toujours dans l’analyse du monde, de tout, d’autrui. C’est non-stop.

    Si mon témoignage peut aider d’autres personnes dans le doute.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.