Je suis perfectionniste : comment apprendre à lâcher du lest ?

Je suis perfectionniste, comment arrêter ? Si la recherche de la perfection est une qualité, elle peut aussi devenir un défaut quand elle est poussée à l’extrême. Apprenez à lâcher du lest !

Help ! Je suis perfectionniste ! Si la recherche de la perfection peut être une qualité, la frontière entre rigueur et perfectionnisme inutile est ténue. Si vous avez tendance à vous perdre dans des détails et à ne pas avancer dans vos tâches à cause d’un perfectionnisme trop poussé, vous êtes au bon endroit : ensemble, découvrons des solutions pour apprendre à lâcher du lest !

Rigueur VS perfectionnisme : lequel êtes-vous ?

On confond souvent perfectionnisme et rigueur… Et c’est une grave erreur ! Pour réussir à lâcher du lest, vous devez déjà apprendre à vous connaître. Voici de quoi vous aider à y voir plus clair.

Être perfectionniste : c’est quoi ?

 Si la rigueur est l’exigence morale et intellectuelle de bien faire, le perfectionnisme consiste à se comporter comme si la perfection existait et qu’elle devait être atteinte.

Dans sa forme pathologique, toute erreur et/ou imperfection devient insupportable. On peut donc considérer le perfectionnisme comme le côté sombre de la rigueur, son défaut.

Alors, perfectionniste ou rigoureuse ?

 Si la rigueur peut être considérée comme une qualité – qui sera recherchée par les employeurs – le perfectionnisme peut, a contrario, se transformer en défaut car il peut vous empêcher d’avancer dans la vie personnelle et professionnelle. Vous êtes rigoureuse, si :

  • Vous aimez le travail bien fait
  • Vous donnez votre maximum
  • Vous êtes consciente de ne pas être parfaite — mais vous aimez faire du mieux possible avec vos capacités et vos possibilités

Vous êtes passée du côté perfectionniste de la force, si :

  • Vous passez des heures à peaufiner des détails que vous seule pouvez remarquer
  • Vous vous rendez malade si vous réalisez que vous avez fait une erreur
  • Vous préférez ne pas rendre un devoir / un travail / un document plutôt que le rendre “imparfait” (selon vos standards)
  • Vous planifiez (toute) votre vie et vous ne supportez pas du tout l’imprévu
  • Vous voulez tout contrôler — même les choses qui ne dépendent pas de vous !
  • Vous préférez vous surcharger de travail plutôt que de déléguer car vous ne faîtes confiance qu’à vous-même

Être perfectionniste : en quoi cela vous gâche la vie ?

Les exemples précédents vous ont parlé ? Vous êtes certainement perfectionniste. Si ce défaut est souvent assimilé à une qualité (la rigueur) dans la société, il est très possible que cet aspect de votre personnalité soit en fait un fardeau et qu’il vous gâche la vie.

#1 : Être perfectionniste empêche d’avancer

 Lorsque le perfectionnisme est poussé à l’extrême chez une personne, elle a tendance à préférer ne pas avancer dans certains projets plutôt qu’à les présenter imparfaits. Par exemple, elle préférera ne jamais se lancer dans la danse (même si elle en meurt d’envie) que risquer de se planter. Ainsi, elle ne s’expose pas à la critique (la sienne et celle des autres).

Pire, le simple fait de repérer une erreur dans son travail a posteriori peut plonger la personne perfectionniste dans un état de stress extrême. Aussi, la meilleure défense contre ce stress est souvent l’inaction. Or, cela n’a rien d’une énergie positive !

#2 : Être perfectionniste est facteur de stress incompressible

 Être perfectionniste entraîne du stress par rapport au travail que l’on produit – on l’a vu juste au dessus. Mais cela provoque aussi du stress chez la personne perfectionniste par rapport à des événements extérieurs qui ne dépendent pas d’elle.

Imaginons : vous invitez des amis à dîner et vos amis sont en retard. Votre repas s’abîme et vous vous sentez alors particulièrement stressée de ne pas pouvoir proposer un repas parfait. Sauf que… le retard de vos amis n’est pas de votre fait. Vous ne pouvez rien y changer ! Stresser pour eux n’aura aucun effet !

#3 : Être perfectionniste peut vous rendre invivable et susceptible

 Dans l’exemple précédent, on peut imaginer que la personne perfectionniste, face à la non-arrivée de ses amis, va entrer dans un tel état de stress qu’elle risque d’en devenir désagréable, invivable, voire hystérique. Un état dans lequel personne n’a envie de se retrouver plongé.

Au final, même si le fait d’être perfectionniste et d’apparaître presque parfaite est socialement respecté et approuvé, cela peut faire peser sur vos épaules une pression énorme et désagréable. Vous pourriez même passer pour une personne froide, désagréable et susceptible du fait de cette pression que vous vous auto-imposez. Pour votre bien et celui de votre entourage, il est essentiel que vous appreniez à lâcher du lest, à lâcher prise !

J’arrête d’être perfectionniste : apprendre à lâcher du lest

Si vous êtes une vraie perfectionniste, l’idée de lâcher du lest pour produire des travaux / œuvres / documents / ouvrages moins accomplis doit vous effrayer. Pas de panique, nous allons voir, en douceur, comment apprendre à lâcher du lest… sans pour autant abandonner la rigueur qui fait votre force.

#1 : Je gagne confiance en moi

 La majorité des personnes perfectionnistes ont en commun d’avoir peu confiance en elles. Face à la peur d’être critiquées, elles préfèrent opter pour la perfection. Leur but : devenir incritiquables.

On l’a pourtant vu, cette solution n’est valable qu’un temps : vous risquez d’imploser sous la pression que vous vous imposez et on finira par critiquer votre sale caractère. Et même si vous arrivez à atteindre la perfection, il y aura toujours quelqu’un pour vous critiquer car vous serez “Miss Parfaite”…

La solution ? Reprendre confiance en soi. Ainsi, la perfection ne sera plus ce qui vous définira. Vous êtes mauvaise cuisinière, et bien soit, vous serez mauvaise cuisinière. Et alors ? Vous inviterez vos amies à des raclettes party. Vous êtes mauvaise danseuse et bien ok. Vous serez mauvaise danseuse. Il n’y a aucun mal à marcher sur les pieds de son partenaire. Assumez vos défauts, vous n’en serez que plus heureuse ! Promis !

Je suis perfectionniste, comment arrêter ? Si la recherche de la perfection est une qualité, elle peut aussi devenir un défaut quand elle est poussée à l’extrême. Apprenez à lâcher du lest !
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#2 : J’accepte mon imperfection

Personne n’est parfait. Voilà, c’est dit. Personne ne peut gérer parfaitement sa vie personnelle, professionnelle, familiale, artistique, émotionnelle. C’est impossible. Il y a forcément des choses que vous ne savez pas faire et vous avez forcément des défauts. C’est normal. Vous êtes simplement humaine. Acceptez-le 😉

Le petit plus : acceptez-vous en tant que personne imparfaite et demandez à vos amis de faire de même. Vos amis vous aiment malgré vos défauts. N’hésitez pas à leur demander vos défauts et vous verrez que 1) vous en avez et que 2) ils vous aiment malgré vos défauts. Pour l’estime de soi,  c’est un passage obligé !

#3 : J’apprends à lâcher du lest sur ce que je ne maîtrise pas

 Le stress m’a totalement quitté le jour où j’ai décidé d’arrêter de m’inquiéter des choses que je ne maîtrisais pas. Un ami en retard, coincé dans un métro ? Qu’à cela ne tienne, je m’assois dans un café pour l’attendre. L’appeler dix fois ne fera pas avancer plus vite son métro.

Un examen raté ? Les raisons pour lesquelles on peut rater un examen sont multiples : la fatigue d’un examinateur, la chance ou encore la perte d’une partie de la copie peuvent être des facteurs d’échec qui ne dépendent pas seulement de vous. Votre compagnon broie du noir ? Peut-être n’est-ce pas de votre faute. Si quelque chose s’est mal passé à son travail, laissez-lui le temps d’accepter la situation et ne prenez pas forcément pour vous ses doutes.

Arrêtez de vous sentir coupable pour des choses qui ne dépendent pas de vous ! Découvrez sur notre site 6 astuces pour combattre le stress.

#4 : J’accepte de me lancer dans des activités que je ne maîtrise pas

 L’un des effets pervers du perfectionnisme peut être que vous vous cantonnez à des activités que vous maîtrisez parfaitement. Par exemple, vous pouvez vous limiter à cuisiner un plat parce que vous savez que vous le faites parfaitement.

Ou vous pouvez refuser une activité artistique comme la danse, la peinture ou l’écriture parce que vous ne vous sentez pas en réussite… alors même que c’est une activité que vous rêveriez de faire.

Mon défi pour vaincre le perfectionnisme qui vous habite : vous lancer, malgré les risques d’imperfection et de raté, dans l’activité qui vous fait kiffer. Même si vous savez que vous risquez de vous planter en beauté. Pratiquez cette activité juste pour votre plaisir. Et si vous avez peur de la critique, gardez cette activité rien que pour vous. Le but : vous faire plaisir en étant imparfaite. C’est peut-être ça, finalement, la recette du bonheur !

#5 : Je reconnais la différence entre rigueur et perfectionnisme

 Vouloir faire bien, c’est noble. Vouloir faire parfaite, c’est dangereux. Si vous êtes en train d’accomplir une tâche, demandez-vous honnêtement :

  • Si vous avez la sensation d’avoir bien travaillé sur ce projet : si oui, c’est peut-être suffisant !
  • Si la personne à laquelle vous destinez ce travail se rendra compte des détails que vous peaufinez : si non, arrêtez tout de suite !
  • Les raisons pour lesquelles vous ne rendez pas votre travail dès à présent : si c’est parce que ce n’est pas fini (il manque des parties) continuez. Si c’est parce que vous en êtes uniquement à la troisième relecture… arrêtez !
  • Si votre collègue rendrait ce document en l’état : si oui, arrêtez ! (A noter : il est possible que vous trouviez que le travail de ce collègue n’est pas parfait : mais si votre hiérarchie pense que son travail est suffisant, pourquoi faire mieux ? La seule chose que vous risquez, c’est le burn out…)

Vous êtes perfectionniste ? Comment cela se matérialise chez vous ? Comment combattez-vous ce défaut ? Racontez-nous votre expérience en commentaires !

Je suis perfectionniste : comment apprendre à lâcher du lest ?
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3 Comments

  1. Merci pour cet article qui a le mérite de répondre à une problématique que j’ai en ce moment haha. Je suis de base perfectionniste, mais aujourd’hui ça va un peu mieux qu’il y a quelques années. Cela dit, j’ai encore des progrès à faire ! 😉

  2. Etre perfectionniste a longtemps été pour moi avoir peur d’échouer, avoir peur de ne pas être à la hauteur (de qui, de quoi, je ne sais pas), avoir peur du jugement de l’autre. Cette peur m’a rongé longtemps. Et puis un jour, j’ai dit stop !

  3. Bonjour,
    Il y a un an je me suis lancée dans un projet fou: créer mon entreprise !
    Donc me voilà partie, à 21 ans je décide de créer mon entreprise. Tout se passe bien, j’ai plein d’idées et des personnes formidables pour m’accompagner.
    C’est vite devenue compliqué, je ne dormais plus ou très peu, je me levais la nuit pour expérimenter mes idées en gros je vivais, je dormais et parlais d’entreprise. Rien ne paraissait parfait, je regardais se que faisait mes concurrents et je stressais car je trouvais qu’à comparé mon travail été nul, alors que mon entourage me soutenez et trouvait mes idées et mes créas très bien. Je n’écoutais personne et me renfermais dans ma bulle, j’arrivais au stade de l’immatriculation (tout ça en 3 mois). Jusqu’au jour où c’est mon corps qui m’a mis un STOP ! Il m’envoyait pleins de signaux, que je n’écoutai pass, et lui il était à bout alors il m’a tout fait arrêter, comment ?! J’ai découvert les crises d’angoisse… Et là c’était le drame, la peur de mourir, le stresse permanent, les hôpitaux à répétitions, les psy, les médecins, la sophrologie, tout .. Et mon entreprise n’existait plus. C’était fini. Je n’arrivais plus à vivre je m’étais détruite psychologiquement et physiquement. Pendant des mois on a cherchait d’où venait le problème et on a trouvait : LE PERFECTIONNISME ! Et je ne pensais pas du tout être comme ça, je pensais être totalement l’inverse, mais non, c’est bien ça..
    Aujourd’hui, je réapprend à vivre, je vais voir un hypnotiseur (toutes les personnes qui souffre de crises devraient consulter), et j’ai fini par créer mon entreprise ! Mes créas sont appréciées et surtout j’aime se que je fais, ça pourrait certainement être mieux, mais je me demande si les autres vois se genre de défauts, et la réponse est non, alors j’avance.
    Conclusion : faire se que l’ont veut comme on le sent sans se soucier du reste, il y a forcément des personnes pour apprécier notre travail, et il faut avancer à notre rythme sans essayer de prouver quoi que soit à qui que se soit, le tout c’est d’être heureux !
    Cet article m’a beaucoup touché car je me suis retrouvée dedans, et se que vous dîtes est vrai. Merci !

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