5 blessures qui empêchent d’être soi-même

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, de Lise Bourbeau, est un livre de développement personnel que j’ai découvert par hasard… sur une aire d’autoroute! Et comme il était inscrit en gros sur la couverture qu’il avait déjà changé la vie de 600000 lecteurs, je me suis dit « pourquoi pas moi… ou une fille zen?! ».
Et bien je pense que c’est un livre qu’il faut lire plusieurs fois, car la 1ère, en ce qui me concerne, s’est accompagnée d’une sorte de déni… et même d’une pointe d’ennui.

Pourquoi « les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » ne m’a pas plu!

Je me sens un peu coupable au moment d’écrire ces lignes. Oui, moi je critique rarement un livre en fait, je ne veux pas remettre en cause l’excellent travail des auteurs et les effets sûrement positifs qu’ils ont sur plein de monde.
Mais je me dois d’être fidèle à ma première impression… Car oui je précise, je crois qu’il me faudra revenir sur ce livre pour l’apprécier à sa juste valeur.

 

Je n’ai pas aimé le fait que l’accent soit autant mis sur la description des blessures, des souffrances que nous avons vécues, des différends avec nos parents qui remontent à notre plus jeune âge. Je crois qu’il y a là 2 conceptions qui s’opposent, or j’ai fait mon choix depuis longtemps entre les 2:

  • La première: retirer la flèche avant de l’enlever, c’est l’idée du bouddhisme. A quoi bon passer des années sur l’analyse du pourquoi je ne me sens pas bien, alors qu’il existe des recettes qui permettent sincèrement d’être heureux, en appliquant le bouddhisme au quotidien.
  • La deuxième: on ne peut pas être vraiment heureux si l’on n’a pas accepté toutes ses blessures. Avouez qu’elle est moins réjouissante 🙁

Moi qui ai succombé au charme des romans de développement personnel inspirants, tels que « ne marche pas si tu peux danser » de Anne van Stappen, « l’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle, « demain est un autre jour » de Lori Nelson Spielman, j’avoue m’être ennuyée à lire ce livre. Car il s’agit vraiment d’une énumération des 5 blessures qui empêchent d’être soi-même. L’une après l’autre, l’auteur passe en revue leurs caractéristiques physiques, leurs histoires, leurs conséquences. Il n’est donc pas d’une lecture très divertissante.

Pourquoi vous devriez quand même lire « 5 blessures qui empêchent d’être soi-même »!

Parce que je réalise à sa lecture que ma vision positive de la vie est peut-être un peu optimiste. Reconnaître, même sans y consacrer trop de temps, quelles sont les blessures que nous pouvons avoir, pour éviter de retomber dans des schémas destructeurs, pourrait bien être la voie… Ou pourquoi pas une voie parallèle à la pensée positive, à la méditation, et au travail sur soi.

Parce que je vous invite toujours à tester par vous-mêmes ce que disent les autres, et ceux qui prétendent savoir!! C’est exactement le principe des défis zen 🙂

Comme le dit l’auteur, tant qu’une expérience est vécue dans la non acceptation, l’humain s’attire les circonstances et les personnes qui lui font revivre. Il est donc important d’accepter l’expérience et d’accepter sa réaction face à cette expérience.

La vérité, c’est que nous portons toutes des masques qui correspondent à des blessures non acceptées. Et la voie de la guérison, c’est simplement de les reconnaître et de les accepter.

 

Ces 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, quelles sont-elles?

Ces 5 blessures, ce sont la trahison, le rejet, l’abandon, l’humiliation, et l’injustice (T.R.A.H.I. pour s’en souvenir 🙂 )

 Le rejet, c’est le sentiment d’avoir été repoussé, non désiré. La personne rejetée adopte le masque du fuyant, pour ne pas prendre de place, pour ne pas déranger. Son corps est maigre, elle ne s’attache pas au matériel, et se coupe de la sexualité. Elle se croit nulle, cherche la solitude, et n’ose pas s’exprimer en public. Elle a souvent des problèmes de peau qui permettent de tenir les autres à distance.

Le parent avec lequel on s’entendait bien adolescent est celui avec lequel nous avons le plus de choses à régler.

L’abandon, c’est lorsque l’autre nous a quitté, qu’il ne voulait plus s’occuper de nous (parent qui travaille beaucoup, ou arrivée d’un deuxième enfant.) Cette blessure est vécue avec le parent du sexe opposé. La personne abandonnée met alors son masque de dépendant. Elle manque de tonus, et croit qu’elle ne peut arriver à rien toute seule, elle dramatise le moindre incident et a besoin de l’approbation des autres.

Nous reprochons aux autres tout ce que nous faisons nous-même et ne voulons pas voir.

L’humiliation, c’est lorsque l’enfant a senti qu’un de ses parents a eu honte de lui. Cette blessure est souvent le fait de la mère. L’enfant se crée le masque de masochiste, et va rechercher la douleur et l’humiliation de façon inconsciente. Cette personne veut se montrer solide, et prendra souvent soin de quelqu’un d’autre s’oubliant ainsi de plus en plus. Elle a de la difficulté à exprimer ses besoins car elle n’ose pas parler de peur de faire honte.

5 blessures qui empêchent d'être soi même
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La trahison, c’est lorsque le parent de sexe opposé a cessé de nous être fidèle. Elle est liée au complexe d’Oedipe. L’enfant se crée le masque de contrôlant, il prend de la place « regardez-moi » (contrairement au fuyant et au dépendant). Il utilise beaucoup le regard pour fixer l’autre et l’intimider. Il a besoin de se montrer fort, courageux, et que les autres adhère à ses croyances. Il a besoin d’être premier, d’être chef. Il prévoit beaucoup au point de ne pas profiter du présent.

L’injustice, c’est quand la personne ne se sente pas appréciée à sa juste valeur. La blessure apparaît entre quatre et six ans quand on a l’impression de ne pas pouvoir s’exprimer et être soi-même, lorsqu’on souffre de la froideur du parent du même sexe. La personne adopte le masque de la rigidité même si elle est très sensible. L’enfant sera alors perfectionniste et envieux, il pense qu’on l’apprécie pour ce qu’il fait, et est très performant et optimiste. Le mérite est important pour lui, ce qui est bien ou pas, il a souvent peur de se tromper. Il rougit facilement, est souvent stressé et a du mal à se laisser aller.

Comment guérir de ces 5 blessures qui empêchent d’être soi-même?

Pour guérir une blessure, il faut d’abord la reconnaître et l’accepter. Savoir que ce que nous n’acceptons pas chez les autres correspond à une partie de nous que nous n’acceptons pas.
Puis, il faut avoir la volonté et prendre la décision de guérir.

Pour avancer, l’auteur nous invite pour cela à faire à la fin de chaque journée un petit bilan de ce qui s’est passé. Quel est le masque qui a pris le dessus aujourd’hui ? À l’occasion de quelle situation ? À prendre le temps de noter nos observations et ce qu’on a ressenti. Puis à prendre quelques instants pour se pardonner d’avoir utilisé ce masque.

 


Je garde précieusement ce livre dans ma bibliothèque et peut-être que j’y reviendrai plus tard! J’espère vous avoir donné envie d’en savoir plus sur les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, pour partir un peu plus à la découverte de vous-même et cheminer sur la voie de la guérison!

Avez-vous lu ce livre? L’avez-vous apprécié, ou avez-vous eu la même sensation que moi?

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13 Comments

  1. Je suis plutôt d’avis qu’il faut comprendre l’origine de la blessure pour pouvoir l’accepter puis la dépasser (pour vivre une vie épanouie). Bien sûr ce n’est pas réjouissant mais je pense que ça vaut le coup sur le long terme. Car si on ne résout pas ses problèmes profonds il y a de grandes chances qu’ils reviennent sur le tapis à un moment donné. Tôt ou tard il faudra les régler.
    Je note donc cette lecture Mylène…
    Merci de nous l’avoir fait découvrir.

    1. Bonsoir Marie, tu as vu, le défi de la semaine est tout à fait en lien avec ce livre… qui m’a vraiment aidée à nuancer mon propos. Je suis d’accord avec toi. Ce qui me gêne, c’est surtout le risque d’être tourné vers le passé au point d’adopter une attitude « passéiste », un peu « déresponsabilisante »… je crois que quoiqu’il se soit passé avant, il peut tout se passer maintenant, et demain aussi 🙂

  2. Comme le disait ma psy, ça ne sert à rien de savoir quel parent a fait, quand et pourquoi. Cela informe la raison / le mental, mais la blessure du cœur n’est pas soulagée. Alors prenons du recul sur nos comportements, détectons nos failles / blessures, reconnaissons-les, acceptons-les, aimons-les tout en pardonnant à nos parents et surtout à nous-même. C’est la seule façon d’avancer et de se sortir des répétitions négatives de nos vies. Bonne chance à tous!

    1. Hello Lalou, ton commentaire est parfait, parce que c’est justement ce que précise l’autrice dans ce livre, elle nous ouvre les yeux sur le pourquoi du comment, puis lorsque l’on a pris conscience de ce qui nous a forgé, reconnaissons-le, acceptons-le, et pardonnons (à nous-mêmes comme à nos parents). Il n’y a que comme ça que l’on avancera.

  3. bonjour, le propos est intéressant et je n’ai pas lu ce livre.
    mais ces 5 blessures ne sont elles pas tout simplement le défi de nos vies et qui parfois pour certain(e)s se rejoue au fil des rencontres.
    prendre conscience. regarder CE qui nous appartient dans cette relation. entendre que le passé ne reviendra pas. apprendre à être moins exigeant avec soi même et à tolérer l’autre…..ouille y a du boulot pour toute une vie !!!

  4. Bonjour Mylene,

    Adepte de votre blog, j’aurais aimée vos conseils sur des livres qui vous ont marqués du style: Demain est un autre jour, ou encore le livre La deuxième vie de Raphaëlle Giordano. Merci d’avance et un grand merci pour votre travail riche et très intéressant 🙂

  5. Cela sent quand même pas mal l’influence psychanalyste… Je ne suis pas du tout convaincue par ce courant de pensée, donc pas non plus convaincue par la description de ce livre. Bien sûr qu’on peut avoir connu des blessures dans l’enfance, y compris de la part des parents, mais sauf dans les cas graves, je ne suis pas convaincue que s’y attarder soit une bonne idée: la plupart des parents font de leur mieux, c’est ce qu’il faut retenir, et ne pas s’attarder sur les erreurs. Aucun parent n’est parfait!
    Après, il y a des cas où certainement ce genre d’analyse est utile, mais surtout quand il y a eu maltraitance (qui peut prendre des formes diverses, pas que les coups) ou un vrai abandon/rejet par un parent. Mais ça reste minoritaire heureusement.

  6. Bonjour Mylème et les filles zen,
    Je pense peut-être qu’il faut commencer par lire « Écoute ton corps » de Lise Bourbeau (peut-être l’as-tu déjà lu ?) qui est pour moi un livre incroyable et qui me fait progresser au quotidien dans ma vie. Plus qu’un livre, c’est un outil au quotidien pour comprendre qui nous sommes et comment trouver le bonheur en nous et avec les autres. Je pense que « les 5 blessures  » nous permettent d’approfondir notre « croissance personnelle » et qu’il est à lire peut-être à un moment de nos vies où l’on sent que l’on est déjà sur le bon chemin ! ☺

  7. Je viens justement de finir ce livre, et comme toi je n’ai vraiment pas apprécié…
    A mon goût, beaucoup trop de définitions catégoriques, des exemples vraiment pas actuels… je suis convaincue que rien n’est noir ou blanc, mais plutôt un nuancier de toutes les couleurs, quand on parle de personnalités.
    De plus ce livre, contrairement à d’autres, n’est pas du tout positif et inspirant, plutôt assez culpabilisant, même si l’auteur clame qu’il faut accepter ses blessures pour avancer !

  8. bonsoir
    merci pour tous ces defis
    je l ai achete un peu pour les meme raisons que toi, je l ai ouvert et referme a plusieurs reprises. Bien que ferue de lecture et ayant pour habitude de finir un livre avant de me faire une opinion dessus, ce fut mission impossible pour celui ci et pourtant le sujet me parle…..

  9. Perso je ne vois pas du tout ce bouquin comme un appel à rester dans le passé, bien au contraire 😉 on prend conscience du passé, on ouvre les yeux sur ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, et grâce à cette prise de conscience, on est capable de déterminer au présent ce qui nous fait agir de la manière dont nous agissons, pour pouvoir modifier notre comportement et enfin aller de l’avant.
    Si on ne sait pas pourquoi ni comment on se fait du mal, difficile d’arrêter de le faire… 😉
    Du coup, j’adore ce livre. C’est mon indispensable. J’ai réussi à aller de l’avant dans mes relations amoureuses grâce à ce déclic. Je ne suis plus dépendante (bonheur). Et des années après, je me rends enfin compte que j’ai la blessure d’humiliation, ce qui explique mes relations difficiles avec les femmes. Je sais comment modifier mon regard pour changer tout cela maintenant. En aucun cas je ne ressasse le passé 😉

  10. Bonjour,
    Des voies de développement personnelles telles que proposées par Lise Bourbeau est une partie du chemin. A l’instar d’Isabelle Padovani et pour avoir un parcours relativement similaire au sien, je crois qu’il faut tenir compte de deux aspects. Le premier, dit d’avant-plan qui sont issus de nos conditionnements et qui nous influencent , la plupart du temps inconsciemment, et qui par leurs structures de fonctionnement propres prennent réguliérement le dessus sur le deuxième aspect. Ce deuxième aspect, dit d’arrière-plan, est relatif au cheminement et fonctionnement issu d’un cheminement spirituel. C’est à la croisée de ces deux plans qu’il y a souvent un clash qui peut nous faire douter de l’utilité d’un travail spirituel. Je crois sincérement qu’il est nécessaire de cheminer sur ces deux plans pour trouver la paix et l’harmonie dont nous sommes si en recherche.
    Bonne continuation à vous toutes.

  11. Bonsoir Mylène.Une question qui se pose ici:quelle est la situation de l’enfant adopté?j’espère avoir une réponse si c’est possible!merci

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