Peur de l’échec: comment la surmonter

La peur de l’échec, voilà ce qui bien souvent nous empêche d’avancer et de gagner de la confiance en nous. Alors, comment faire si nous avons peur de nous planter, et du coup nous n’osons pas agir? L’acceptation de l’échec est une clé et un grand défi à relever pour prendre confiance en soi ! Dans cet article, je vous propose un exercice guidé pour passer à l’action sans attendre, car pour prendre confiance en soi, il faut surtout de la pratique 🙂

Cet article vous est proposé par Jean-Louis, du blog “Ma Vie en Mains,” un blog qui traite de la confiance en soi de façon pratique afin que vous repreniez rapidement confiance en vous dans les zones de la vie où …. vous en manquez, justement !

Peur de l’échec : un exercice pour mieux comprendre

Si vous compreniez ce qui se passe en vous dans une situation où vous manquez de confiance,  cela vous aiderait à surmonter les situations difficiles…non?!  Alors faisons le test : prenez tout de suite un carnet de notes (ou quelques feuilles A4) et un stylo.

Puis, trouvez-vous un coin tranquille.  Assurez-vous que vous avez 30 minutes de calme devant vous, 30 minutes pendant lesquelles rien ni personne ne viendra vous déranger. Même pas le petit bip de votre téléphone portable ou de tout autre appareil ! Prenez le temps de trouver votre coin avant de lire la suite Smile

Ça y est ? Vous vous êtes trouvée ce coin tranquille ? Maintenant, asseyez-vous confortablement. Puis, fermez les yeux, et remémorez-vous une situation où vous avez manqué de confiance en vous.

Revoyez tous ces moments où vous n’avez pas osé agir par peur de l’échec. Revoyez-en tous les détails !

Ensuite, prenez votre carnet de notes, et répondez aux questions suivantes :

  • Lorsque vous vous êtes crue incapable de faire face à cette situation, quel film s’est déroulé dans votre cerveau?
  • Quelles images avez-vous vues ?
  • Quels sons (paroles d’autrui, cris, moqueries, ricanements, bruits divers) avez-vous entendus ?
  • Qu’avez-vous ressenti dans votre corps ?
  • Pendant et après avoir assisté à ce film mental, quelles réactions physiologiques avez-vous eues : sueur excessive, mains moites, gorge nouée, pensées confuses, envie de fuir, etc ?

Répondez soigneusement à ces questions dans votre carnet de notes.

Si nécessaire, prenez le temps de revenir en détails sur certains moments de cette pénible situation de manque de confiance en vous. Si c’est compliqué pour vous, vous pouvez essayer des techniques de sophrologie, d’auto hypnose voire d’hypnose si vous préférez vous faire accompagner.

Je ne vous propose en lien que l’article sur l’hypnose et la confiance en soi, mais vous trouverez des articles sur chaque technique de confiance en soi dont je parle ici sur le blog de ma vie en mains.

Peur de l’échec: le processus, comprendre pour surmonter!

Dès que vous l’aurez fait, vous vous rendrez compte de ceci :

A cause du film mental que vous vous êtes fait dans une situation où vous ne vous sentiez pas capable de faire ceci ou cela, où vous aviez terriblement peur de l’échec, votre cerveau vous a sentie en danger ou tout au moins en situation d’inconfort.  Il a alors déclenché des mécanismes physiologiques destinés à vous donner envie de fuir dès que possible, les mécanismes de peur et de stress. Ou alors, il a déclenché des mécanismes destinés à vous pousser à rester dans votre zone de confort, à ne rien faire qui puisse vous être préjudiciable.

Prenons un exemple pour illustrer ceci : vous vous retrouvez dans une situation où vous devez parler en public.

Mais voici le problème :

  • Vous ne croyez pas en vos capacités à bien parler en public.
  • Vous vous voyez alors en train d’échouer et de subir les conséquences de cet échec : votre voix qui tremble, vos propos qui sont inintelligibles, la foule qui se moque de vous, etc.

Votre cerveau prend alors le relais et aggrave le tout :

  • il vous montre une image de vous tremblant de tous vos membres au moment de parler en public,
  • il vous montre une foule hurlant après vous, hystérique, prête à vous « avaler » toute crue,
  • il vous montre des gens vous traitant de nulle, etc.

À ce stade, ce n’est plus votre Moi conscient qui décide des images, sons et sensations qui défilent automatiquement dans votre cerveau. Et votre cerveau ne s’arrête pas là : il déclenche les réactions physiologiques qui vous immobiliseront, vous empêcheront d’agir, et vous permettront de ne pas avoir à vivre le contenu de votre film mental… ce qui vous amène à constater que vous avez peur, que vous manquez de confiance en vous, ce qui vous bloque effectivement !

Maintenant, voyons comment vous pouvez vous en sortir :

La solution pour ne plus avoir peur de l’échec

Elle consiste à accepter l’idée de la défaite et de ses conséquences douloureuses. Vous voyez, si vous voulez reprendre confiance en vous dans une situation difficile, acceptez l’idée de la défaite et de ses conséquences.

Ce que votre cerveau vous montre dans une situation où vous vous sentez incapable de ceci ou incapable de cela, ce n’est rien d’autre que la défaite et les souffrances qui vont avec.

Reprenons l’exemple de la prise de parole en public : à travers le film mental que votre cerveau a automatiquement déroulé, qu’est-ce qu’il vous a montré ?

Qu’est-ce qu’il vous a montré lorsque vous vous êtes vue tremblante de tous vos membres ? Il vous a montré votre défaite !  Et c’est l’idée de vivre cette défaite (et ses conséquences douloureuses) qui vous a fait peur …et c’est cette peur qui vous a bloquée dans l’action. Vous avez finalement préféré ne pas agir plutôt que d’avoir à subir tout cela !

Maintenant, chassez cette peur de l’échec…et votre confiance en vous reprendra naturellement le dessus !

Pour chasser cette peur, tout ce que vous avez à faire, c’est d’accepter l’idée de la défaite et de ses conséquences douloureuses.

Ça peut paraître carrément contre-intuitif, ce n’est pas facile, mais faites-le, c’est vraiment surprenant !  Une fois cette idée acceptée, votre esprit s’en libèrera : il ne vous sentira plus en danger. Il ne pensera plus que vous allez vivre de l’inconfort puisque vous avez délibérément accepté cet inconfort. Il cessera alors d’activer les mécanismes physiologiques de la peur destinés à préserver votre sécurité par le biais de la fuite.

Vous retrouverez alors votre sérénité et reprendrez confiance en vous.

Mais comment accepter la peur de l’échec et de ses conséquences quand on sait qu’elles sont douloureuses, vous demandez-vous ?

En admettant l’une des plus grandes vérités de l’existence : ce n’est qu’en acceptant l’idée d’avoir de la douleur que l’on peut récolter les fruits du succès ! C’est ce qui a poussé les grands hommes à dire que celui qui n’est pas prêt à échouer n’est pas encore prêt à réussir. C’est ce qui a poussé Winston Churchill à dire :

« Le succès consiste à aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme. »

peur de l'échec
Vous aimez cet article, épinglez-le dans Pinterest pour le lire plus tard!

Vous devez accepter la douleur de perdre et conserver pourtant tout votre enthousiasme, et ce jusqu’au jour où vous réussirez. Vous en doutez encore ? Vous doutez encore du fait que vous devez accepter l’idée de la douleur pour ne plus avoir peur de l’échec, agir, et connaître un jour le succès ?

Prenez les sportifs : lequel d’entre eux est devenu grand sans avoir accepté la douleur? La douleur de l’entraînement, la douleur aux muscles…mais aucun d’eux n’est devenu grand sans l’avoir acceptée et dépassée. Si vous en doutez, essayez simplement de faire des pompes jusqu’à épuisement : vous allez ressentir de la douleur …et si vous laissez l’idée de cette douleur vous faire penser que vous n’y arriverez jamais, vous aurez peu envie de recommencer le lendemain, puis le jour d’après, et ainsi de suite.

Si vous ne recommencez pas, vous n’excellerez pas en pompes. C’est aussi simple que cela !  Un autre exemple ? Prenez une femme qui n’a hérité d’aucune fortune, mais est devenue multimillionnaire : est-ce que vous pensez qu’elle y serait arrivé si elle n’avait pas accepté de subir des douleurs ?

  • La douleur des nuits blanches alors que sa seule envie était de laisser tomber le travail et d’aller dormir ?
  • La douleur de travailler durant de longues heures (tout au moins à ses débuts) négligeant presque sa famille et encaissant les reproches de cette dernière ?
  • La douleur de perdre parfois de l’argent parce qu’elle n’a pas su investir sagement ?
  • La douleur de voir ses collaborateurs la quitter et la laisser se débattre toute seul quand ça va mal ?
  • Etc.

…mais si elle a réussi, c’est parce qu’elle a accepté ces douleurs comme une partie du processus ! D’ailleurs, elle s’en est même fait une précieuse alliée (à ce sujet, il serait intéressant de demander à Mylène comment, avec le recul, elle voit ses deux mois de convalescence qui ont bouleversé sa vie !)

Si vous voulez reprendre confiance en vous dans une situation difficile, acceptez la peur de l’échec et d’en payer le prix.

Cela vous libèrera et vous permettra d’agir.

  • Si avez peur d’aborder un  homme, acceptez l’idée qu’il vous rejette violemment en public et que vous en ayez honte. Pensez au pire que cet homme puisse vous faire si vous l’abordez et, acceptez cela !
  • Si vous avez peur de parler en public, acceptez l’idée que votre voix tremble, que l’on se moque de vous, et que vous vous sentiez embarrassée.
Acceptez tout simplement ! Vous verrez que vous retrouverez vos moyens, et passerez à l’action tout en y mettant tout votre cœur.

Dans chaque situation où vous manquez de confiance en vous, demandez-vous quel est le pire qui puisse vous arriver, et dites simplement : « J’accepte ce pire-là ! » …mais attention, accepter n’est pas subir. C’est une différence qu’il vous faut définitivement faire. Par exemple, accepter l’idée de se faire rejeter publiquement par un homme, ce n’est pas agir avec une attitude de perdante.

C’est plutôt accepter la possibilité que cela arrive …et agir pour que cela n’arrive pas ! C’est également agir pour modifier au final les choses en sa faveur au cas où le pire arriverait ! Par exemple, un homme peut très bien vous rejeter publiquement pour devenir au final votre mari 🙂 Tout dépend de ce que vous faites face à ce rejet :

Si vous l’aviez déjà prévu comme une option, ce rejet n’aura plus sur vous l’impact négatif qu’il devait avoir ! Maintenant, vous vous demandez certainement : « Mais comment accepter l’idée de cette douleur, ce pire-là ? »

Petit exercice pratique. Reprenez la situation que vous avez évoquée en introduction de cet article, remémorez-vous cette situation dans laquelle vous avez cruellement manqué de confiance en vous, et à présent, répondez à cette question: qu’est-ce qui aurait pu se passer de terrible, quelle était pour vous la situation d’échec que vous aviez tant de mal à accepter? Imaginez et décrivez ce pire qui vous a tant fait peur et vous a freiné dans votre action.Puis relisez vos quelques lignes et dites-vous intérieurement « j’accepte cette hypothèse ».

Comment accepter l’idée de la défaite et de ses conséquences douloureuses ?

Pour surmonter la peur de l’échec, il faut aussi accepter l’échec. Et pour cela, la réponse est simple : en pensant à tout ce que vous allez « empocher » en cas de victoire ! C’est ce que font tous les sportifs performants. Ils acceptent l’idée de la douleur. Car ils savent que s’ils parviennent à enregistrer des performances record, ils jouiront de tous les bénéfices qui y sont associés. C’est ce que font tous les plus grands entrepreneurs : ils savent que s’ils gagnent, ils vivront leurs plus grands rêves. Alors, une fois qu’ils se sont dit « J’accepte ce pire-là, j’accepte cette douleur », ils se disent : « Je l’accepte parce que si je la transcende et gagne, je vais récolter les fruits suivants…et je ferai tout pour gagner ! »

Reprenons l’exemple de la femme qui a peur d’aborder les hommes. Elle se dira : « J’accepte ce pire-là. J’accepte l’idée que les hommes me rejettent publiquement et que j’en souffre. Je l’accepte parce que si j’y fais face et gagne, je pourrai enfin vivre une relation amoureuse avec un homme…et je ferai tout pour y arriver. »

A vous à présent de reprendre votre situation inconfortable: vous avez décrit ce qui vous faisait peur et le pire qui pouvait vous arriver… A présent, notez également par écrit tout les bénéfices que vous auriez pu retirer de cette situation, tout ce que vous auriez pu gagner en allant au bout… malgré la peur de l’échec!

En faisant ce petite exercice chaque fois qu’une situation dans laquelle vous manquez habituellement de confiance se présentera, vous prendrez l’habitude d’accepter l’échec et de vous motiver en vivant la réussite… cela vous aidera à rester confiante, et à surmonter votre peur de l’échec 🙂

Ce qui continue peut-être à vous déranger dans tout cela, c’est la nécessité de souffrir pour parvenir à vos fins ? Si c’est le cas, dites-vous que cela fait partie du jeu de la vie, de ses règles. Il faut accepter l’idée de souffrir si l’on veut avoir confiance en soi et gagner. Si vous n’acceptez pas cette idée de souffrance, alors la peur a de bonnes chances de vous paralyser.

Alors ? Qui désirez-vous être ? À vous de choisir !

En attendant, avez-vous des questions, des préoccupations par rapport à l’acceptation de l’idée de la défaite (et de ses conséquences douloureuses) pour avoir confiance en vous ? Si oui, merci de nous les poser dans les commentaires ci-dessous!

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *