Se reconnecter au présent – l’ouïe : défi zen n°27

SE RECONNECTER AU PRÉSENT : L’OUÏE

Nous avons ces fâcheuses tendances à chercher à aller toujours plus vite, et à avoir besoin de nouvelles sensations pour nous rassasier.
L’idée de la semaine est donc de revenir sur un incontournable, un pilier d’une vie zen et heureuse. Le moment présent.

Le défi zen de la semaine 2

Cette semaine, nous allons redécouvrir la richesse de notre expérience de chaque instant. Et nous ancrer dans le moment présent qui porte en lui le calme que bien souvent nous cherchons ailleurs. Car finalement, je vous laisse réfléchir là dessus, mais rares sont les moments présents désagréables. Non? Pourtant, nous avons cette impression car nous multiplions par 100 le poids des moments désagréables en les anticipant (moments futurs) et en les ressassant (moments passés).

Notre défi de la semaine, nous habituer à vivre au présent. Et comme il y a quelques semaines, nous avions utilisé notre vue comme support de concentration, je vous propose de varier les plaisirs et de nous reposer sur notre ouïe.

Prêtes? Partez!

Bonne semaine à toutes et bon défi, RDV samedi pour le bilan de la semaine!

Jouer aux défis zen

MON BILAN!

J’ai relevé ce défi sans problèmes, ce n’est pas souvent que j’écris ça, alors j’en profite! J’ai pratiqué au moins une petite séance par jour, en alternant les jeux, et j’ai fait quelques découvertes intéressantes (quoique très personnelles, je me demande même si vous y comprendrez quelque chose!).

# Jeu 1 : mes sons internes

Charles Lam Watching Défi 27 1Je me suis installée dans un endroit calme, mon salon, sans aucun bruit. Et pourtant à l’écoute de ma simple respiration, j’ai constaté que cet endroit n’était pas si calme, pas du tout le silence absolu, entre le bruit des appareils électroménagers, mon ordinateur, et les bruits de l’extérieur.

J’ai constaté que ma respiration produisait peu de bruits, en revanche, comme j’ai bâillé environ 20 fois en 5 minutes, j’ai pu observer l’incroyable diversité des sons d’un simple bâillement : scintillements, craquements, souffle, gargouillis. Aussi variés que difficiles à décrire 🙂

#Jeu 2, repérer 5 sons

Voici quelques sons qui ont été l’objet de ma pratique durant la semaine : le moteur d’une voiture qui passe au loin, le bruit d’un avion, le chant des oiseaux, le souffle du vent et le frottement du parasol, les bruits dans le bus, la radio, encore des voitures…

J’ai trouvé que porter et maintenir son attention sur un objet sonore était plus facile que la méditation classique, sans objet (seulement laisser aller et venir ses pensées), ou sur sa respiration. L’objet est plus “concret”, plus “varié”, bref, le mental est plus satisfait. J’ai même trouvé que les 10 minutes étaient un peu trop courtes, et souvent j’ai fait plus.

Il m’a semblé que fermer les yeux me permettait de mieux m’isoler et me “consacrer” entièrement aux sensations sonores.

Souvent, j’ai eu l’impression que mon mental fabriquait les images de mon environnement (et même les yeux fermés) en reliant les informations transmises par les sens, voire en interprétant des toutes petites sensations. Par exemple, en entendant le bruit de l’avion dans le ciel, j’ai pu le visualiser, localiser sa position dans l’espace. En entendant un petit sifflement dans le bus (les S), j’ai pu “reconstituer” qu’il s’agissait du bruit de la radio. En entendant le frottement du parasol, j’ai eu la sensation de le voir.

Je me suis fait une autre remarque: qu’est-ce qui nous fait dire qu’un son est agréable si ce n’est les pensées que nous lui ajoutons?
L’intensité? Cela concernerait les sons douloureux, trop forts, qui nous font réagir physiquement, mais ils ne sont pas nombreux. On peut apprécier une musique très forte, ou le bruit de la pluie qui s’écrase sur un velux et cela même si le volume est important.
Les sons très aigus qui nous font froncer et redouter une douleur dentaire (la craie sur le tableau, la fourchette dans l’assiette… )?

J’ai eu de très grandes difficultés à décrire ce que j’ai observé, les mots me manquent!

# Jeu 3 : les bols chantants

Markus Hametner singing bowlsJ’ai beaucoup apprécié l’expérience, mais elle m’a semblé chaque fois un peu trop courte. J’ai apprécié ce son doux, rond dont j’ai senti les oscillations, le frottement du maillet. J’ai eu l’impression de le voir, le toucher.

J’ai entendu 2 sons distincts lorsque le maillet frappe le gros bol qui produit un son plus grave, comme s’il se dédoublait. J’ai eu également le sentiment de sentir les vibrations me traverser les mains en position mudra.

 Je me suis dit que ce serait encore plus agréable de les entendre en réel, de sentir en plus les vibrations, il y a sur Avignon un menuisier qui en a une collection incroyable et organise des séances de méditation avec les bols, je vais tenter d’y participer.

 ALLER PLUS LOIN

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5 Comments

  1. Ouf, j’ai eu du mal avec ce defi tout simplement parce que j’avais du mal a y penser, ca ne me venait pas a l’esprit pendant la journée…Pourtant quand je l’ai fait j’ai surtout savouré le silence apres le bruit ou le son.

    1. Merci pour ton retour Noulou! As-tu essayé de programmer des alertes sur ton téléphone? C’est la seule chose qui a fonctionné avec moi!!

  2. Je n’ai pas fait ce défi très consciencieusement mais chaque fois que j’y ai pensé, je me suis posée un instant pour écouter, que ce soit ma respiration ou les bruits autour de moi. J’ai comme toi remarqué que le silence n’était jamais total.
    J’arrive aussi beaucoup plus à rester davantage de temps concentrée en focalisant mon attention sur un bruit, une musique douce, qu’en méditant. Mes pensées se dispersent moins.
    A continuer cette semaine…
    Merci Mylène

  3. J’ai bien aimé ce défi, que j’ai filé à mon rythme un peu quand j’avais envie tout au long de la semaine: calme et lâcher-prise garantis.

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