J’ai testé la sophrologie

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Et oui. J’ai testé la sophrologie. Cette idée bizarre n’est pas arrivée comme ça, par hasard. J’ai eu besoin de 14 ans de maturation et de 2 grossesses pour enfin me jeter à l’eau… L’humble ambition de cet article est de vous faire gagner un petit peu de temps:-)

La découverte

A l’époque – jeune, insouciante mais plutôt très stressée – j’ai découvert la sophrologie lors d’un séjour d’une semaine dans un centre de thalassothérapie, où j’avais opté pour la formule “zen” qui comprenait quelques séances de sophrologie. Dès la première séance, il s’est passé quelque chose d’incroyable : moi qui étais angoissée et avais des difficultés à dormir, j’ai été ultra réceptive et en quelques minutes seulement j’ai atteint un état de détente absolue dont je ne me pensais même pas capable. Et puis, malheureusement, le quotidien a repris le dessus et j’ai oublié de prendre soin de moi pendant plusieurs années (voir mon article “qui sont les défis des filles zen”). Ce que je regrette infiniment et ne vous souhaite pas!

La grossesse 1 : la réflexion

Lors de ma première grossesse, comme beaucoup d’entre nous, j’ai connu ma première “pause” de femme active. Comme beaucoup de femmes, elle a été pour moi une période propice, pendant laquelle je me suis beaucoup interrogée. Et c’est alors que j’ai à nouveau entendu parler de sophrologie, et notamment appliquée aux femmes enceintes. Vaincre mon stress et me préparer à l’accouchement ? Banco! J’ai acheté plusieurs ouvrages consacrés à la sophrologie : “Transformez votre vie par la sophrologie” de Thierry Loussouarn, “Comprendre et pratiquer la sophrologie” de Bernard Etchelecou, et “Sophrologie – préparation à l’accouchement” du Docteur Patrick-André Chêné.

Mais j’ai manqué de “temps” (entendez, de motivation!), et ces jolis ouvrages n’ont quasiment pas quitté ma bibliothèque.

La grossesse 2 : l’action

Et nous voici nous voilà il y a quelques mois, en début d’année 2015. Ma seconde grossesse commence en fanfare avec une pause imposée de 2 mois (évènement tragique qui s’est finalement achevé dans la joie et la bonne humeur le 17 août dernier). C’est alors que j’ai fait un bilan assez sévère de ma vie, et que j’ai décidé de VRAIMENT passer à l’action à tous niveaux, en arrêtant de m’abriter derrière mes arguments habituels (“je manque de temps”, “ça ne sert à rien”…).

J’ai donc décidé en début d’année 2015 de tester la sophrologie : pour mieux vivre ma grossesse, mon accouchement, l’arrivée de bébé 2 et surtout pratiquer pendant quelques mois cette discipline qui m’avait tant réussi pendant… une semaine il y a 14 ans.

Et cela s’inscrivant parfaitement dans ma démarche de blogueuse – testeuse de trucs en bonheur, j’ai eu tout naturellement envie de partager avec vous mon expérience, mon témoignage, en toute franchise, et vous permettre de répondre à cette question : “Enceinte ou pas, la sophrologie est-elle faite pour moi?”.

Les 4 arguments qui m’ont motivés à pratiquer la sophrologie (outre le souvenir positif que j’avais)… :

  • Mieux vivre une grossesse parfois difficile (fatigue, nausées, douleurs…);
  • Ne pas se stresser à l’idée de passer bientôt de un à deux bébés, malgré tous les témoignages négatifs qu’on peut entendre;
  • Pratiquer sans contrainte à domicile (sur la base d’ouvrages sérieux);
  • Être plus zen au quotidien, grossesse ou pas.

L’argument qui n’a jamais marché pour moi :

Se réapproprier l’accouchement afin d’éviter sa “médicalisation”.
Oh non! Pas question en ce qui me concerne de remplacer la péridurale par la sophrologie, l’objectif est simplement d’apporter une vue complémentaire!

testé la sophrologie
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Ce qui m’a dérangé dans la sophrologie

  • La complexité apparente de la présentation, de sa définition (cycles, degrés…) et l’existence de postures spécifiques (posture Isocay);
    Je me sens trop loin de la simplicité du zen, de la méditation, de la pleine présence qui peuvent se pratiquer par des petits jeux simples au quotidien. Et les trucs simples me semblant très efficaces, je me demande s’il est utile d’aller si loin, est-ce pour rassurer les esprits rationnels?
  • La nécessité d’avoir recours à un sophrologue, ce qui change tout en termes de temps et d’investissement financier.
    Pour ma part, j’ai préféré pratiquer à domicile, en suivant un ouvrage.

Ce que j’ai aimé

  • Son efficacité redoutable : est-ce le fait d’être guidée par la voix du sophrologue? Est-ce parce qu’elle travaille dans un niveau de conscience situé entre la veille et le sommeil, dans lequel nos potentialités sont développées (imagination, mémoire, sensations)? Dès la 1ère séance j’ai compris ce qui m’avait tant plu 14 ans auparavant : son efficacité incroyable! Je n’avais pas réussi à ressentir aussi rapidement un tel calme, une telle harmonie dans mon corps malgré tous mes essais pour méditer seule depuis des mois:-)
  • Son utilisation au quotidien: les séances peuvent en effet se pratiquer couchée, assise, ou debout.

Mon expérience

J’ai suivi les 4 séances de préparation recommandées par le Docteur Patrick-André Chéné, étalées sur 2 mois et à la maison. L’idéal aurait été de commencer un peu plus tôt, mais la fin de grossesse a été mouvementée, j’ai donc fait au mieux:-)
J’ai étudié puis enregistré chaque séance afin de pouvoir la réécouter une dizaine de fois. Et à la fin de chaque séance, j’ai évalué ce que j’avais ressenti, afin de pouvoir suivre mes progrès et m’encourager à continuer.

Le schéma classique : au calme, dès que j’ai eu devant moi une quinzaine de minutes, je me suis installée confortablement sur le canapé, dans ma chambre, ou dehors. Écouteurs sur les oreilles, j’ai suivi avec attention, les yeux fermés, ma voix me guider : relaxation profonde de chaque membre, visualisation positive de mon corps, du bébé, et des situations à venir, toujours de manière agréable et dans la paix et l’harmonie…

De séance en séance, j’ai appris à évacuer le négatif à partir des tensions corporelles ressenties, et à transformer mon appréhension en confiance. Toutes les séances n’ont pas été aussi efficaces, j’ai identifié des périodes plus propices que d’autres dans la journée (notamment, j’ai retenu qu’il fallait éviter les périodes de digestion!).

Ce que j’ai préféré

  • La relaxation qui débute chaque séance et consiste à relâcher ses muscles progressivement, par système;
  • La technique de focalisation sur la présence de son bébé en nous et l’impression que j’ai eu de réellement communiquer avec elle;
  • La technique de sophro-acceptation progressive qui consiste à s’imaginer évoluant sereinement et heureuse dans la situation future (accouchement, arrivée de bébé.. mais ça peut être toute situation sans lien avec la grossesse bien entendu). Elle m’a permis d’apaiser mon appréhension de m’occuper de deux enfants à la fois (j’ai survécu!!);
  • La technique de respiration pendant les contractions, qui consiste à expirer sur 10 secondes en relâchant à chaque seconde une zone du corps… elle a été très efficace pour moi (tant et si bien que je suis arrivée trop tard à l’hôpital pour ma chère péridurale…)!

Et alors?

Alors, j’ai décidé de continuer à pratiquer la sophrologie – mais avec un sophrologue cette fois – en m’intégrant à un cours collectif pour l’année 2015-2016, car cette nouvelle expérience m’a à nouveau convaincue de tous ses bienfaits…. :-))

Et vous? Avez-vous déjà pratiqué la sophrologie? Qu’en avez-vous pensé?