Se connaître en profondeur grâce à l’ennéagramme

Comment se connaître en profondeur grâce à l'ennéagramme par Fabien Delcourt ?
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Dans le développement personnel, la connaissance réelle de soi est souvent laissée de côté.

A la place, on propose des méthodes toutes faites pour être plus heureux, plus productif, plus ceci ou moins cela.

D’expérience, ça ne marche pas tant que cela…

Simplement parce que nous cherchons à nous façonner sur un modèle extérieur à nous. 

 

Et si on commençait par se connaître, vraiment ?

En quoi se connaître est-il important ?

Ça change quoi concrètement dans notre vie ?

Et surtout, comment faire ?

 

Suivons le lapin blanc pour aller vous rencontrer en profondeur.

 

Comment se connaître en profondeur grâce à l'ennéagramme par Fabien Delcourt ?
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La connaissance de soi, pour quoi faire ?

 

Notre vie moderne ressemble plus souvent à une vie de zombie que quelque chose de vivant :

Passer son temps à se fuir, à s’anesthésier à coup de substances, de nourriture, de réseaux sociaux ou d’internet, relève de stratégies d’évitement pour éviter d’aller voir à l’intérieur car on pourrait réaliser que si on s’écoutait on quitterait tout, par exemple.

 

(et il n’y a rien de mal à ça, c’est OK de se protéger)

 

La connaissance de soi profonde est le socle pour vivre une vie épanouie, personnelle, de couple, professionnelle et spirituelle.

Quand vous vous connaissez vraiment, vous savez comment vous vous sentez, ce que vous voulez autant que ce que vous ne voulez pas.

Vous êtes lucides sur qui vous êtes et ce qui vous anime.

Vous allez ainsi vers le métier, les relations, qui vous nourrissent et tout est plus fluide.

 

A mon sens, l’épanouissement passe très souvent par la connaissance de soi.

N’y voyez pas une injonction, il ne « faut pas » se connaître ou être présent.

Simplement, je trouve dommage passer à côté de qui l’on est.

 

La limite de la connaissance mentale

 

Au début, on cherche souvent à se connaître à travers des livres, des vidéos.

Vous découvrez le développement personnel, vous découvrez tout ce qui est possible et vous partez en quête d’une meilleure version de vous-même.

Ce fut mon cas aussi : je suis très vite parti en quête de cet idéal avant même de rencontrer qui j’étais, dans mes émotions, dans mon corps, dans mes zones d’ombre. 

Ainsi, j’étais aveugle à l’intention qui me poussait dans ce chemin.

 

Quand vous dévorez des livres, des informations extérieures à vous, ça ne change absolument rien sur votre connaissance de vous.

Comme moi, vous pouvez passer 10 ans de votre vie à appliquer une recette à base de visualisation, d’affirmations positives, de méditation, en passant complètement à côté de qui vous êtes, car vous êtes en quête d’un idéal fantasmé. 

Tout comme vous ne verriez pas les magnifiques fleurs violettes pendant la balade parce que vous étiez obsédé par l’atteinte du sommet.

 

L’outil ne change pas grand chose, c’est l’intention sous-jacente qui fait tout.

Les livres, aussi pertinents soient-ils, ne vous amènent pas à la réalité de ce que vous vivez.

Ils peuvent vous transporter, comme ce fût mon cas, d’un fantasme à un autre.

La connaissance de soi n’a rien à voir avec cela, c’est beaucoup plus simple et, paradoxalement, plus difficile.

 

De la connaissance fantasmée à la réelle connaissance de soi

 

Comme on l’a dit, se connaître n’est pas un processus intellectuel.

Ce n’est pas ce que je crois de moi, ce que je pense de moi.

Ça, c’est l’ego qui a un avis sur tout, qui pense devoir être plus ceci ou moins cela.

L’ego est très souvent câblé sur « qui je suis ne suffit pas ».

Donc il se raccroche à un idéal, un objectif, un problème à résoudre et il court après.

 

L’ego = croire qu’il manque quelque chose + la volonté de combler ce vide.

 

Dans cet article, je vous propose de laisser ces fantasmes de côté et plutôt de vous connaître réellement en regardant qui vous êtes à l’instant T.

Comment fait-on, pour se connaître ?

Chaque minute de vie est une occasion à se découvrir !

Imaginez que vous partez d’une feuille vierge et que vous apprenez à vous découvrir à partir de maintenant.

 

A cet instant, vous me lisez : 

Qu’est-ce que vous faites là ?

Qu’est-ce que vous ressentez ?

Qu’est-ce qui se passe dans votre corps ?

Comment est votre respiration ? Votre posture ?

Êtes-vous préoccupé(e) par quelque chose ? Par quoi ? Pourquoi ?

 

Absolument TOUT parle de vous : vos expressions, vos vêtements, le contenu de votre frigo, vos livres, votre posture, votre langage non verbal, votre métier, ce que vous dites après avoir dit bonjour, ce qui vous touche dans un film, vos passions, …

 

A partir de maintenant, voyez le monde entier comme un miroir géant qui va vous renvoyer des parties de vous-mêmes en permanence !

La connaissance de soi la plus profonde passe par le ressenti : les émotions et les sensations.

La vie nous propose des stimuli en permanence (par une personne, un événement, une parole…) et nous y réagissons. Ça parle de nous, par de l’événement.

Avec notre tête, on peut se faire croire ce qu’on veut et se mentir à soi-même (je connais bien).

Par contre, quand on tend l’oreille et qu’on écoute nos émotions et notre corps, ça ne trompe pas. 

 

C’est pour cela que j’apprécie particulièrement le modèle de l’ennéagramme, qui nous permet de revenir à ce qui se passe réellement.

 

L’ennéagramme pour se connaître ?

 

L’ennéagramme est un modèle de connaissance de soi qui décrit les motivations sous-jacentes à tous nos comportements. 

 

Justement parlons-en, car dès que quelqu’un évoque l’ennéagramme, il saute très vite aux 9 types de personnalité sans comprendre d’où ça vient… On en perd très souvent la profondeur et la richesse du modèle.

Le socle de base de l’ennéagramme est construit par les 3 centres d’intelligence que nous avons tous : le centre mental, le centre émotionnel, le centre instinctif. 

 

Le centre mental est orienté futur, il s’occupe de faire des plans pour comprendre la réalité, d’ordonner les idées et les informations, de peser le pour et le contre d’un choix. Il est concerné par une problématique de peur.

 

Le centre émotionnel est orienté présent, il s’occupe des émotions (les siennes et celles des autres), d’être en lien avec autrui et s’y adapter en temps réel, d’apprécier le beau. Il est concerné par une problématique d’identité et d’image de soi.

 

Le centre instinctif est orienté passé, il puise dans l’expérience vécue pour connaître ses capacités et aptitudes (si j’ai déjà abordé quelqu’un dans la rue, je peux le refaire), il assure la survie en réagissant à l’environnement présent, il s’occupe du mouvement, de l’action, du rapport au corps. Il est binaire et sans nuance : ON/OFF. Il est concerné par une problématique de colère et de contrôle.

 

Chaque centre peut être utilisé vers l’intérieur, vers l’extérieur ou dans les deux directions.

Par exemple, le centre émotionnel tourné vers l’intérieur me rend présent à mes émotions et à mon monde intérieur, tandis que le centre émotionnel tourné vers l’extérieur me rend présent aux émotions des autres et à leurs états d’âme.

Sachez que TOUT LE MONDE surututilise UN des centres dans UNE direction : c’est ce qui caractérise l’ego d’un type de personnalité.

 

On a ainsi 3 centres et 3 directions, ce qui donne 9 ennéatypes, 9 familles de personnalités.

Chaque type de l’ennéagramme peut être déduit par le centre surutilisé.

Ainsi, quelqu’un qui surutilise le centre instinctif tourné vers l’intérieur cherche à se contrôler autant qu’il peut, à se contenir, d’où son rapport particulier à la colère qu’il refoule en permanence dès qu’elle sort, alors même qu’elle est très souvent présente. 

Il cherche à s’améliorer en permanence, à être une bonne personne, à concrétiser par l’action et la rigueur ses idéaux personnels.

Toute cette description parle du type 1, dans l’ego.

 

Quand la réalité ne colle pas à ses idéaux, la colère monte dans son centre émotionnel (ce qu’on appelle la passion en ennéagramme). Passion du 1 = la colère.

Son côté « je me dépasse en permanence » se traduit par le perfectionnisme dans son centre mental (ce qu’on appelle la fixation en ennéagramme). Fixation du 1 = le perfectionnisme.

Il a un mécanisme pour ne jamais être confronté à sa colère, c’est la formation réactionnelle : c’est un mécanisme de défense qui fait qu’il se construit CONTRE l’objet de sa colère.

 

Au plus l’ego est visible, au plus les mécanismes décrits ci-dessus sont visibles : passion, fixation et mécanisme de défense.

Cette compréhension par les centres permet d’aller plus loin que l’approche cliché des noms avec le type 1 = perfectionniste. Tous les 1 ne sont pas perfectionnistes (puisque c’est un comportement), par contre ils cherchent tous à se contrôler pour être une bonne personne (motivation).

Je ne rentrerai pas dans le détail de chaque type car je ne veux pas noyer le message de cet article avec de la théorie : retenez simplement qu’il y a un des 3 centres que vous surutilisez et un autre que vous sous-utilisez. Cela définit votre ego et ça a lieu en permanence, automatiquement et inconsciemment.

 

Si vous souhaitez découvrir tous les types, ils sont disponibles en détail sur Epanessence.

 

Quand vous écoutez vos émotions, ce qui vous met en mouvement, ce qui vous fait peur, ce qui vous met en colère, ce qui vous dérange vraiment voire ce qui est intolérable pour vous…

Vous allez naturellement retomber sur votre type de personnalité : l’ennéagramme vous ramène simplement à qui vous êtes dans vos fonctionnements automatiques.

Ce qui m’a le plus aidé à me rencontrer vraiment et à trouver mon type de personnalité, ça a été de regarder ce qui se passe réellement émotionnellement pour moi.

 

Les émotions et les ressentis ne trompent pas : ils nous permettent de nous connaître.

Le mental permet ensuite d’identifier des schémas, de comprendre, mais c’est une connaissance limitée car nous ne sommes pas nos pensées.

La connaissance n’est pas accessible au mental.

Puisqu’on parle ici d’une connaissance réelle, basé sur du vécu.

Le mental part dans le futur pour imaginer des concepts, des idées, il n’est pas ici et maintenant dans la réalité vécue.

 

Alors comment se connaître par le mental ?

Il peut être une aide mais ne suffit certainement pas.

 

Se connaître vraiment, ça pique…

 

Quand vous avez l’intention de vous rencontrer réellement, vous commencez à vous voir tel que vous êtes, y compris ce que vous ne voulez pas voir de vous.

C’est un grand classique avec l’ennéagramme car vous allez voir tous les mécanismes de votre ego et ce n’est pas spécialement beau à voir !

Vous commencez à voir en vous ce que vous détestiez chez les autres (comme c’est bizarre !) : la mesquinerie, le mensonge, la lâcheté, l’avarice, la manipulation…

 

Vous voyez là où vous fuyez, où vous ne voulez pas aller.

Vous voyez tous les mécanismes égotiques de votre type de l’ennéagramme.

Vous voyez vos empreintes émotionnelles, là où c’est encore à vif.

Vous voyez tous les endroits où ce n’est pas OK : le gras, la cellulite, la flemme, la peur, les doutes, …

En fait, vous voyez tout, y compris là où il n’y a pas d’amour.

Là où ce n’est pas agréable, c’est justement quand il n’y a pas d’amour !

 

Débusquer tout cela permet aussi de faire émerger l’enfant blessé en soi.

C’est regarder les plaies qui n’ont pas été pansées car réprimées.

Il n’est donc pas étonnant que cela fasse encore mal…

Cet enfant blessé qui est toujours là vous renseigne énormément sur qui vous êtes et votre fonctionnement.

 

… Jusqu’à la cicatrisation

 

A ce stade, il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit…

On a parlé de connaissance de soi par les émotions et les sensations, revenir à soi par l’ennéagramme et lâcher le fantasme qu’on a de soi.

Ce retour à soi amène à une forme de dépouillement.

Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que cette connaissance de soi relève seulement de la connaissance du personnage !

L’ego qui croit être le personnage.

 

Quand vous observez les émotions, les sensations, les pensées, les mécanismes de l’ego,…

Posons une seule question :

QUI observe tout cela ?

QUI est lucide ?

 

Lorsque je m’amuse à regarder ce « truc » qui est le témoin silencieux de mes scènes de théâtre égotiques, je ne vois que le vide.

Et vous ?

 

Il n’y a qu’une vacuité, une conscience observante sans nom, sans forme.

Quand nous observons l’enfant blessé à l’intérieur, triste, apeuré, avec cette « conscience d’arrière-plan », il se passe quelque chose d’incroyable :

La guérison par la présence.

On a alors accès à cette présence qui guérit tout car elle laisse vivre tout ce qui se passe à l’intérieur.

Plus rien n’est étiqueté comme inconvenable ou négatif, c’est juste vécu sans émettre un avis.

L’émotion lâche, ce qui a besoin de sortir sort. 

 

Voilà l’invitation pour terminer cet article :

Regardez simplement ce qui est, avec amour et bienveillance.

Même si ce sont des mécanismes de l’ego qui vous déplaisent.

 

Gardons la légèreté et l’humour car tout ça est une histoire, celle du personnage.

Il n’y a rien de bien sérieux dans tout cela.

Et ce n’est pas pour autant qu’il faut minimiser ou esquiver nos émotions et nos drames.

Car pour le personnage c’est réel !

Cela vous demande juste de la présence et de l’amour.

Avec la conscience que, derrière, il n’y a personne.



Par Fabien d’Epanessence pour Les Défis des Filles Zen

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Mylène

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2 réponses

  1. Bonjour
    J’ai adoré votre site
    Si vous avez des solutions pour m’aider à mieux éduquer mes enfants,je serai preneur
    Merci cdt

    1. Merci beaucoup Eric ! Alors, il y a plusieurs articles en lien, mais la chose qui m’a le plus aidée moi, dans mon lien à mes enfants, c’est que l’exemple est la meilleure éducation qui soit ✨ Cela semble déroutant, mais change profondément la donne…

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