J’ai relevé le défi zen « pratiquer l’écoute active et bienveillante »

Cette semaine, j’ai relevé le défi zen qui consistait à s’exercer à avoir une écoute active et bienveillante. Pour proposer ce nouveau défi, je me suis appuyée sur cette technique de communication développée par le psychologue américain Carl Rogers et qui consiste à être particulièrement attentive et à l’écoute des autres lorsqu’ils s’adressent à nous, et à apprendre à avoir la bonne attitude lorsqu’ils nous demandent un avis.

La qualité des relations que l’on entretient avec les autres joue un rôle essentiel dans notre capital bonheur, l’idée était donc de tester les bienfaits de cette écoute active et bienveillante. Voici mon avis, mes conseils, mon expérience sur cette pratique!

MON BILAN DU DÉFI « ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE »

 « Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle. » (Confucius?)

https://www.youtube.com/watch?v=-s3GPn8TzoE

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J1 : PEUT MIEUX FAIRE!

Ça commence plutôt mal pour ce défi zen, car je n’ai pas eu énormément d’échanges avec des « grandes » personnes! Seule avec mes deux bébés, j’ai pu surtout m’exercer à avoir une écoute active avec bébé 1, ce qui a donné d’excellents résultats:-) En cas de colères, me mettre à sa hauteur, l’écouter avec attention et poser des questions simples pour l’aider à bien s’exprimer, a souvent permis d’apaiser les cris.
Quand chéri est rentré le soir, vers 21h30, je reconnais que j’étais occupée à profiter des 2 heures de répit du soir pour travailler mon blog, et que je n’ai pas été assez ouverte à l’échange:-) J’aurais du m’installer près de lui, l’écouter, l’interroger, reformuler… Au lieu de cela, je suis restée à mon poste de travail (le canapé).
Bref, peut mieux faire!

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J2 : PETITE REMISE EN QUESTION

Ce matin, j’ai vu une amie, mais à nous deux avec nos quatre enfants, en train de faire une promenade à poney, il nous a été assez difficile d’échanger!
J’ai eu en tête le défi en permanence… mais avoir des temps calmes me paraît indispensable pour être disponible, et avoir une écoute active (et encore plus formuler des avis).
Au téléphone avec chéri, j’avoue je n’ai pas été au top non plus côté écoute active. J’étais concentrée sur mon article, du coup je n’ai pas suffisamment prêté attention à ce qu’il me disait. Parfois j’ai même bafouillé et employé un mot à la place d’un autre (preuve absolue que votre interlocuteur ne pratique pas l’écoute active!).

Cette après-midi, j’ai eu comme une petite remise en cause de moi et du blog. J’ai vu une vidéo sur Facebook, d’une personne pleine d’empathie, d’énergies positives et d’amour envers les autres. Et moi ? Pour l’instant, je sens bien que je suis encore trop focalisée sur moi, sur le sens à donner à ma vie… et je vois bien que j’ai encore du mal à relever les défis tournés vers les autres. Encore du chemin à faire, donc!

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J3 : QUAND J’AI ÉTÉ « L’AUTRE »

Pratiquer l'écoute active et bienveillanteCe matin, un échange anodin m’a fait prendre conscience que je ne suis pas toujours bienveillante quand j’écoute les autres, mais qu’il m’est difficile de ne pas interpréter et juger ce que j’entends. Arrivée à la crèche pour déposer bébé 1, une maman était en train de raconter à l’accueillante la peur qu’elle avait eu tout le week-end suite aux événements tragiques. Qu’elle avait eu si peur qu’elle n’avait pas osé sortir de chez elle avec sa fille tout le week-end. Plutôt que d’écouter avec empathie et bienveillance, je n’ai pas pu m’empêcher d’émettre un jugement intérieur. Je me suis dit, « pauvre petite, vu comme sa maman est encore stressée ce matin, elle a du subir toute cette nervosité tout le week-end ».

Et plus tard dans la matinée, bien qu’il ne s’agisse pas d’écoute active, une anecdote m’a rappelé tous les bienfaits pour l’autre d’être aimante et généreuse. Et cette fois, l’autre, c’était moi.
Alors que je faisais les courses avec bébé 2 en porte-bébé, arrivée à la caisse avec un caddie débordant, un monsieur derrière moi s’est proposé pour déposer mes courses sur le tapis à ma place, tandis que je commençais à ranger. C’était la première fois qu’on me proposait ce service, et ça m’a laissée toute émue. Et ce n’est pas fini.
Au moment de ranger les courses dans mes sacs, une seconde dame arrive et me dit « à mon tour cette fois de vous aider », et la voici qui range mes courses avec moi.

Je me suis fait 3 remarques : 

  • Première chose, c’est à quel point l’amour des autres est contagieux. D’avoir vu le monsieur m’aider, cette dame avait eu envie elle aussi de me rendre service; 
  • Deuxième chose, j’ai décidé d’écrire un article pour cultiver l’amour, il me semble qu’en cette période c’est une petite contribution utile;
  • Troisième chose, ce service m’avait fait beaucoup de bien, mais moi, combien de fois avais-je ainsi proposé mon aide ?

Cette après-midi, j’ai eu à peu d’intervalle deux coups de téléphone de copines dont je me suis éloignée en arrivant à Avignon. J’ai pu mettre en pratique l’écoute active et bienveillante, et je m’aperçois que c’est loin d’être facile, surtout s’agissant de l’écoute bienveillante! Je me suis souvent exprimée avec mes références, il m’a été très difficile de me décentrer réellement pour adopter le point de vue de l’autre.
J’ai eu peur aussi des blancs au téléphone, donc plusieurs fois j’ai parlé pour parler. Autant l’écoute active m’a parue plus naturelle, bien que j’ai interrompu mon amie une fois et que malgré moi,  nous n’avons pas repris le fil de sa confidence, autant l’écoute bienveillante m’a parue beaucoup plus difficile à faire.
Je pense que ce défi devra se poursuivre bien au-delà d’une semaine pour produire des effets!

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J4 : GRANDS EFFETS SUR PETITS ENFANTS

J’ai quasiment toujours eu le défi en tête, au cours de chacun de mes échanges de la journée. J’ai veillé à ne pas interrompre les autres, et à avoir une écoute attentive. Quand j’ai été ailleurs, je m’en suis tout de suite rendue compte. Je me suis aperçue en revanche que j’avais beaucoup de mal à avoir une écoute bienveillante, à savoir écouter sans utiliser mes propres références, ma propre histoire, sans juger.Pratiquer l'écoute active et bienveillante

Tout comme le 1er jour, j’ai mis à l’épreuve ma capacité d’écoute active et bienveillante avec bébé 1 qui a maintenant des difficultés à s’endormir le soir (avant 23h). Je me suis sentie plus patiente, et je vois bien qu’il a grand besoin de cette qualité d’écoute active, cela le rassure et l’aide à s’apaiser et s’exprimer.

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J5 : ET SI ON COMMENÇAIT PAR SON CONJOINT?

J’ai eu des difficultés à bien écouter mon conjoint… après réflexion, je crois que c’est parce qu’à vivre ensemble, on a l’impression de tellement bien se connaître qu’on se coupe et qu’on répond à sa place.
Nous nous sommes faits cette remarque, que l’écoute active et bienveillante devait commencer par nous, au sein de notre couple. Il n’est pas si simple de s’aimer et se laisser exister dans son intégrité, de ne pas imposer ses vues et ses désirs. Aimer et respecter qui est l’autre. Pas forcément regarder dans la même direction mais respecter le chemin de chacun.
L’écoute active et bienveillante, c’est un peu cela aussi.

#ÉCOUTE ACTIVE ET BIENVEILLANTE J6 : CONSTAT DE SEMI ÉCHEC!

Aujourd’hui, j’ai surtout eu besoin moi-même d’être écoutée, car je me suis sentie fatiguée. Je n’ai donc pas été l’écoute active et bienveillante que je souhaitais incarner.

Cette semaine, il y a eu beaucoup de choses, de rendez-vous, de démarches encore entre les bébés, le travail, le déménagement récent. Comme bébé 1 commence sérieusement à écourter nos soirées, notre forme s’en est vite ressentie. Et pour avoir une écoute active et bienveillante, il faut commencer par être bien soi-même. Reposée. Sereine.

Cette semaine, je sais que je n’ai pas franchement relevé le défi que je m’étais lancé. Il me reste pas mal de chemin à parcourir. Tout n’est pas parfait, mais je garde en tête l’essentiel : ce chemin, c’est le bonheur!

Et vous? Avez-vous réussi à mettre en place une écoute active et bienveillante? Vous êtes-vous sentie mieux?

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21 Comments

  1. Bonjour à toutes,

    Pour moi, ce défi n’a pas été relevé car j’ai beaucoup de mal à bien écouter les autres… Fatigue? Manque de concentration? Ce défi a été très dur à relever…

    1. Ce qui me rassure, c’est de constater que nous avons toutes trouvé cela difficile!!! je crois qu’on reviendra sur la question plus tard:-)

  2. Ce défi a été aussi très compliqué pour moi!! Pour l’instant, avec bébé, l’écoute active consiste à regarder ma fille me dire bobobobomeumeumeutoto… donc c pas très difficile, par contre avec des adultes, je n’ai pas vraiment réussi, ni avec mon conjoint ni avec des amis je n’ai réussi à y penser, pourtant je me le répétais régulièrement les moments où j’étais seule, mais impossible d’y repenser au bon moment, discuter avec les gens m’engage beaucoup et je n’ai pas le recul pour repenser au défi et me dire que je dois faire ci ou ça… échec de mon côté… c’est un défi qui nécessite plus d’une semaine, mais la prise de conscience est déjà un pas important! (c’est rigolo car quand je fais les courses avec ma fille en porte bébé, j’ai souvent des gens qui veulent m’aider aussi, on doit avoir l’apparence de mères dépassées!! en tous cas ça fait vraiment plaisir!)

    1. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire « discuter avec les gens m’engage beaucoup »…
      Je trouve agréable de s’offrir la liberté, lorsqu’on partage un moment avec des amis, de s’isoler et prendre quelques instants pour soi pour se recentrer ( 2-3 minutes aux toilettes ça fait l’affaire:-))
      Ce peut être l’occasion de souffler et revenir à ce type de défis… A essayer!

  3. Coucou les filles Zen,

    Moi aussi j’ai bien eu du mal avec le défi, déjà car mon cœur était un peu engourdi, envie de rien, envie de rester dans un cocon protecteur , un besoin de solitude non propice à l’écoute.
    Comme toi Mylène je me suis rendue compte de la difficulté du défi et de l’écoute sans interrompre, sans penser à ce qu’on doit dire pour aider, juste être là et écouter l’autre … je pense que ce défi va encore m’occuper pendant un bout de temps ….
    Pour ce qui ai d’aider les autres, je le pratique depuis un petit moment et je pense qu’il me faudrait pouvoir accepter l’aide des autres, je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours tendance à refuser l’aide que l’on me propose même si j’en ai grand besoin parfois … c’est une question à creuser, j’aime aider les autres mais j’ai du mal à accepter que l’on m’aide. J
    Bon weekend et merci pour ce défi qui me donne beaucoup à réfléchir
    Sophie

    1. Merci pour ton retour Sophie! Oui c’est intéressant ta remarque, accepter qu’on nous aide n’est pas si simple… Moi-même souvent, enceinte, je refusais la place qu’on me proposait et intérieurement je me disais « mais pourquoi? Pourquoi!!!!! Passe devant! ». Peur de déranger? Gênée de prendre la place de quelqu’un? Peur que d’autres me jugent? A creuser oui!

  4. Ici on plus ce n’est pas simple. Je me dis concentrer sur ne pas couper la parole et de ne parler que de mes références. Ce n est pas simple. Je continu encore ces points là une fois que ça sera aquis j attaque les suivants.
    J’ai sûrement coupé la parole mais franchement moins qu avant! Et mon nombril a ptis moins de place.
    Bonne journée

      1. La parole je la coupe vraiment moins. Je n’ai pas l’impression de rongé mon frein donc je vais pouvoir m’occuper de la partie suivante du défis « réduire la taille de mon nombril » de mes références et surtout de limiter les étalages de mes ruminations ou contrariété du moments.

        bon dimanche!

  5. Bonjour Mylène, bonjour à tous(tes),
    Je n’ai pas essayé de relever ce défi, car m’étant tout récemment inscrite , je n’avais pas encore reçu l’invitation à y participer.
    J’ai cependant lu et visionné ton bilan, et je voulais simplement te dire que tu ne dois pas faire un constat d’échec : tes défis ne sont pas tous facilement réalisables (surtout celui-ci), et c’est déjà une réussite que de tenter de les réaliser.
    Il ne faut pas mettre la barre trop haut, au risque d’être déçu(e) ; l’écoute active ne me paraît possible que lorsqu’on est soi-même serein(e) et disponible, et même avec la meilleure volonté du monde, il me semble impossible d’être constamment ouvert sur les autres. Nous avons le droit, par moments, de ne pas avoir envie de faire d’effort, et de ne penser qu’à nous.
    Accepter ses limites est sans doute le premier pas dans l’amour de soi, lequel conditionne l’amour et l’attention que l’on porte aux autres.
    L’inscription sur le blog de Mylène démontre déjà la volonté de tous(tes) d’entreprendre un travail sur soi, pour tendre (et non parvenir) à une vie plus sereine et heureuse, et c’est formidable !

    1. Merci beaucoup Maud pour ton commentaire! Tu as tout à fait raison, il ne faut pas mettre la barre trop haute, car ainsi on prend le risque de ne rien faire du tout…D’ailleurs, s’agissant des défis, je vous invite à faire des pauses, et à ne pas forcément TOUT tenter pour ne pas se décourager. Je garde précieusement ce conseil dans un coin de ma tête 🙂

  6. Bonjour à toutes et tous,
    Rassurée car pas la seule à avoir eu du mal ! Étonnamment plus facile au travail qu’à la maison mais pas très convaincante quand même. A refaire car je crois que le contexte n’a pas aidé…

    1. Je crois Anne-Laure que je vais écrire un défi spécial couple d’ici peu… car j’ai eu la même impression que toi!!!

  7. Ton défi me parle. Depuis toute petite, j’ai toujours été à l’écoute des autres. Aujourd’hui, je peux même dire que je le faisais déjà avec bienveillance. Les enfants, les adultes me parlaient. Il me racontaient leurs secrets, leurs avis. Et je les écoutais vraiment… sans jugement. C’était facile et j’ai toujours adoré ces contacts. Je n’étais pas passive pour autant. J’avais mon avis, mon point de vue, mon idée, que je pouvais donner. Mais donner son avis ne remet pas en cause celui de l’autre. J’ai toujours considéré que les différences entre les gens étaient une richesse. Tous ces points de vue différents me permettaient d’évoluer. Donc les gens se confiaient, mais j’étais aussi gagnante qu’eux.
    Et puis un jour, j’ai eu un enfant… et deux… j’ai du finir mes grossesse au lit (décollement du placenta), mon papa a eu un cancer qu’il a combattu pendant 1 an et demi…et puis le médecin m’a dit qu’il était condamné et il a fallu le regarder dépérir… mon homme a repris ses études (longues et difficiles)… une fatigue extrême s’est installée, renforcée au travail par mon patron pervers narcissique… un burnout est arrivé et ma bienveillance a disparu… J’ai oublié ce que c’était que de simplement être à l’écoute de mes enfants. J’avais une telle colère en moi que je n’arrivais pas à sortir, qu’il me devenait impossible d’être à l’écoute… je me suis perdue.
    Depuis 1 an et demi, me rendant compte que j’avais un vrai problème, j’ai décidé de me reprendre en main. Je développe la « parentalité bienveillante ». Elle commence par être déjà bienveillant avec soi-même, à lâcher prise et à ne plus croire au parent parfait. C’est difficile. Mais tout à changer chez nous. Petit à petit je me retrouve, et de nouveau : J’ECOUTE :-D. C’est génial !
    Ton constat de cette semaine n’est pas un échec, au contraire. Tu as pris conscience de ce qui te manque et tu as aujourd’hui, demain, après demain et tous les autres jours pour évoluer… Ta démarche prouve ton envie de changements, tu peux déjà en être fière 😀
    A bientôt pour la suite des challenges et merci du partage.
    Belle semaine

    1. Merci à toi Stéphanie pour ton témoignage. Avant d’être à l’écoute des autres, il faut commencer par s’écouter soi-même. Être en paix avec soi est indispensable j’en suis convaincue. Je suis aussi très intéressée par la parentalité bienveillante (cf le défi zen n°9), j’en reparlerai. Plein de bonheur à toi dans l’aventure défis zen:-)

  8. Un défi intéressant mais pas facile. C’est là qu’on se rend compte qu’on a du pain sur la planche.
    Trouver le juste milieu entre écouter l’autre et intervenir au bon moment. J’arrive souvent bien à écouter. Mais j’ai tendance à beaucoup parler de mes expériences. Bien souvent les situations ne se ressemblent pas. Et ce qui convient à une personne ne convient pas forcément à une autre.
    Ecouter, c’est vraiment se mettre à la place de l’autre. Et qu’est ce que c’est compliqué!
    Merci Mylène pour ce défi qui a été une vraie prise de conscience pour moi. Mieux écouter et accepter de changer d’avis aussi.

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