Défi zen #61 : adopter la slow attitude

Défi zen 61 : adopter la slow attitude

Concept à la mode ou véritable nécessité, la slow attitude consiste à relâcher la pression et ralentir le rythme. Parfois exagérément. Soit en ne faisant rien, soit en adoptant de petits rituels pour revenir à des choses plus simples, et ne pas chercher forcément à faire à chaque seconde quelque chose d’utile.

Cette semaine, je vous propose donc de tester la slow attitude.

Votre défi cette semaine : pratiquer la SLOW attitude!

MON BILAN APRÈS UNE SEMAINE

Et bien je me rends compte, là toutde suite, dimanche matin, dans mon lit avant de me lever, fenêtre grande ouverte sur le jardin ensoleillé, que j’ai déjà adopté quelques bons réflexes en cette semaine de slow attitude. Plutôt que me lever précipitamment pour aller m’occuper des enfants et de la maison, je profite de quelques instants de calme qui seront rares en cette journée seule avec mes petits bouts, pour parler de slow attitude en admirant la vue sur le jardin fleuri depuis ma chambre.

Ce défi en a été particulièrement un pour moi, car je suis perfectionniste et j’ai beaucoup de mal à m’accorder des pauses. Pourtant je le dis assez souvent, s’accorder ne serait-ce qu’une petite pause de 5 ou 10 minutes au milieu d’une matinée, fait toute la différence sur notre niveau d’énergie. Nous sommes à la fois plus reposées et plus efficaces après. Mais j’ai eu du mal à m’arrêter dans mon élan et à surmonter mon envie de finir à tout prix.

Lundi matin, mon habitude slow attitude a consisté à prendre 5 minutes après ma douche avant d’aller réveiller les enfants pour m’asseoir et observer le jardin. Il commence à être bien fleuri et c’était un vrai plaisir de l’observer. J’ai ainsi remarqué que de nombreuses petites fleurs étaient fermées en l’absence du soleil, ce que je n’avais jamais remarqué. Et puis, il y a aussi ce chant particulier d’un oiseau que j’ai identifié comme étant une mésange et qui me rappelle ma maison d’enfance, et les petits déjeuners que l’on prenait dehors en été. J’ai apprécié cette pause, mais difficile quand même pour moi de ne pas guetter les minutes qui passent, de peur d’être en retard dans la préparation matinale 🙂

Mardi soir, après une journée longue et difficile d’entretiens au travail, j’ai demandé à chéri de m’accorder 15 minutes seule avant de prendre le relais pour m’occuper des enfants. J’en ai profité pour méditer, et j’avoue n’avoir ressenti pour le coup aucune culpabilité. La journée avait été longue, j’avais donc le sentiment de mériter pleinement cette pause.

Mercredi après-midi, pendant la sieste des enfants, habituellement je me plonge pendant 2h30 dans le blogging, et je n’arrête que lorsque j’entends les premiers pleurs qui réclament maman. Il m’a été très très difficile de m’imposer une pause alors que j’étais plongée dans mon travail. J’ai bien pris conscience des résistances qu’il y a en moi à l’idée de m’arrêter alors que je sais qu’il y a du travail qui reste à faire et que j’ai tant envie que tout soit parfait. J’ai donc ressenti également de la culpabilité, et des difficultés à profiter de cette pause. J’ai marché tranquillement dans le jardin en essayant de réciter un mantra de Thich Nhat Hanh que j’aime beaucoup. Mais j’ai eu énormément de pensées liées à l’activité que j’avais interrompue. Malgré tout, même avec ces pensées, respirer le bon air du jardin en marchant 10 minutes, m’a été très profitable.

Défi zen 61 : adopter la slow attitudeMais surtout, surtout, mon plus beau moment slow attitude de la semaine, ça a été samedi en fin d’après-midi. D’habitude, je ne m’autorise jamais de laisser les enfants jouer tous les deux, j’ai l’impression d’être une mauvaise maman si je ne joue pas moi-même 🙂 Mais comme il y avait ce défi slow attitude, j’ai profité de l’occasion pour ne pas intervenir.

J’ai commencé par les regarder jouer, émerveillée par leur créativité, leurs idées, leur imagination débordante. Puis, au bout de quelques minutes, comme ils étaient parfaitement autonomes, j’ai décidé de prendre un moment pour moi, je me suis installée sur le gros fauteuil du salon, j’ai mis une musique d’ambiance Jazz, le feu brûlait dans le poêle. J’ai pris un livre inspirant que j’ai acheté récemment, et pendant une vingtaine de minutes, j’ai alterné observation du soleil qui se couche, feu qui brûle dans le poêle et lecture de mon livre.

J’ai passé un moment unique, que je ne m’étais jamais autorisée à passer en présence des enfants. Il est vrai que ma deuxième a 18 mois et je sens bien qu’elle a gagné en autonomie récemment.

J’ai eu les mêmes sensations que lorsque nous avions relevé le défi changer ses habitudes. J’ai eu l’impression que m’autoriser quelque chose de différent, ça me laissait entrevoir d’autres possibilités, d’autres façons de vivre. Que finalement, même quand je suis seule une journée avec les enfants et que je pars du principe que ça va être difficile, beaucoup de choses sont possibles.

Après cette semaine de slow attitude, je suis contente d’avoir mis en application ce dont je parle souvent : l’importance de s’accorder des petits moments pour ralentir. L’idée n’est pas d’aller à deux à l’heure toute la journée, je ne le supporterais pas, mais simplement de trouver le bon tempo, celui qui nous convient parfaitement. Et cette semaine, j’ai vraiment eu l’impression de le trouver.

Et vous, avez-vous apprécié cette semaine de slow attitude ? Quelles petites habitudes avez-vous prises pour ralentir ?

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4 Comments

  1. Bravo Mylène d’avoir réussi ce défi ! Défi assez ardu, j’avoue que moi aussi je suis un peu perfectionniste et qu’il m’est difficile de m’arrêter avant d’avoir tout fini. Cette semaine j’ai tout de même pris le temps de me poser dans un fauteuil devant le poêle avec un bon thé et d’observer le feu 5 minutes. Petite victoire pour moi : j’ai réussi à faire 15 minutes de méditation pour la première fois en me levant le matin 🙂 Je me rends compte aussi que mon cerveau cherche à me faire agir constamment. Ceci dit je ne culpabilise plus quand je prend une pause alors que la liste des tâches ménagères est longue, je suis donc peut-être sur la bonne voie !

    1. Super bravo Peggy! Je suis tout à fait d’accord avec toi, quand on prend le temps d’observer ce qui se passe en soi, on remarque bien ce mental qui cherche à tout prix à nous faire bosser tout le temps…!

  2. Bonjour Mylène,

    C’est un défi pas facile à tenir la slow attitude. Mais je m’efforce de ralentir au moins une fois dans la journée.
    Voici ment ce que je m’efforce à faire lorsque je me surprends prise dans le tourbillon quotidien, et qui m’aide à tenir la journée.
    1) j’identifie ma posture et ce que je ressens physiquement (l’endroit dans le corps où j’observe des tensions: poitrine, jambe, cou) .
    2) je pose une main sur mon coeur, l’autre sur mon abdomen, je ferme les yeux et prends deux grands respirations lente et profonde par le nez en envoyant mon intention sur les zones de mon corps tendues.
    Juste ça, me permets déjà de ralentir le rythme et de repartir plus zen…

    Fanny

    1. Merci Fanny, j’apprécie beaucoup la simplicité de cette petite habitude que tu as choisie pour ralentir… Quelques secondes pas plus, hein? Nous n’avons pas besoin de tant de choses que ça après tout ♥

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